Par une majorité de voix, le Monetary Policy Committee (MPC) recomposé de la Banque de Maurice a entériné la décision de maintenir le Repo Rate à 4,9% après les délibérations de ce lundi. Cette décision devra être favorablement accueillie par les opérateurs économiques, qui avaient souhaité par l’entremise du directeur du Joint Economic Council, Raj Makoond, que le taux directeur bancaire soit maintenu intact en cette fin de premier trimestre. Toutefois, la Banque Centrale a tenu à réitérer une nouvelle mise en garde contre les risques de dérapage inflationniste cette année, surtout après le signal donné par la récente révision des prix pétroliers.
Dans son analyse macro-économique, la Banque de Maurice souligne les difficultés qui persistent dans les pays développés tout en soulignant que des « downside risks from a prologed recession in the Euro area and uncertainty about the US fiscal situation are still significant ». Le réconfort demeure que la croissance semble être plus robuste dans les économies émergentes.
Sur le plan local, le communiqué du Monetary Policy Committee mise sur une croissance économique dans la fourchette de 3,4% à 3,9% pour 2013, prévisions qui doivent apporter un peu de réconfort au ministère des Finances dans la conjoncture économique. La Banque Centrale fait état des Downside Risks majeurs en terme d’exportations compte tenu de la situation sur les principaux marchés. Toutefois, la reprise est de mise au sein de l’économie domestique.
L’un des principaux soucis exprimés par le Monetary Policy Committee se situe sur le plan de l’inflation avec les projections de 5,5 à 5,9% maintenues d’ici à décembre prochain. Cette reprise de l’inflation s’explique par les effets conjugués de la révision salariale dans le secteur public avec la mise à exécution du rapport du Pay Research Bureau, la récente révision des prix pétroliers et les effets secondaires de même que la majoration prévue des Administerd Prices pour cette année.
Le communiqué de la Banque de Maurice, qui s’appesantit sur une « strong vigilance in monitoring economic and financial developments », fait état de « strong concerns about the deteriorating inflation outlook » et de la nécessité d’encourager l’épargne tout en mettant sous l’éteignoir les tentations spéculatives dans certains secteurs.