Affirmant ne pas vouloir faire la leçon aux habitants de Triolet, Navin Ramgoolam, leader du PTr a quand même réglé ses comptes avec ces derniers mercredi soir lors de la célébration de la fête de Divali organisée par le Gahlot Suryavanshi Rajput Sabha. « Sa défaite la inn fer moi kone kisanla ti sincere ek moi et bann traitres ki azordi pe rod sanz camp », a-t-il lancé à l’assistance. La défaite de Sir Seewoosagur Ramgoolam lors des élections générales de 1982 et la sienne en 2014 n’auraient jamais dû se produire. Il accuse les habitants d’avoir commis « deux erreurs » et ajoute « servi zot l’esprit. Mo anvi zot konpran ek kone ki zot inn fer ».
Navin Ramgoolam dit ne pas aimer Triolet à cause de la jalousie qui règne entre ses partisans. Selon lui, certaines personnes se laissent convaincre par les adversaires politiques qu’il est proche avec ceux qui sont avec lui. Il constate que les habitants du village n’ont pas de « bons raisonnements » lorsqu’il s’agit de voter lors des élections. « Dimounn ti ena pli bon rezonman kan pa ti ena ledikasion gratuite. Avec ledikasion zot vine pli kouyon. Dimounn lontan ti vote blok », a-t-il soutenu. Il avance que les habitants de cette circonscription ont préféré avoir un représentant à la 25e position au Parlement que la 1re, soit lui.
L’ancien Premier ministre n’a pas ménagé le gouvernement. Dans la foulée, il a également émis ses critiques envers sir Anerood Jugnauth, ministre mentor. Il dit qu’il aurait pu augmenter la pension de vieillesse à Rs 6 000, contrairement aux Rs 5 000 promises par l’alliance Lepep lors de la campagne électorale de 2014. La raison, selon lui, était qu’il avait un pays à diriger. « C’est dans l’adversité qu’on sait qui est le capitaine et qui ne l’est pas », dit-il. Navin Ramgoolam accuse le gouvernement d’avoir dévalué la valeur de la roupie et soutient que les personnes âgées ne peuvent presque rien acheter avec leur pension de vieillesse. Le leader des Rouges constate que ceux qui lui ont fait tort depuis 2014 connaissent un mauvais sort aujourd’hui. « Ena ankor ki pou grene la », dit-il.
Le leader du PTr dit vouloir apporter une politique de rupture, d’où l’appel à la solidarité des habitants de Triolet. Il avance qu’il faut briser le « système » qui permet aux riches de s’enrichir et aux pauvres de s’appauvrir davantage. Il regrette que ce soit lui seul qui ait le courage de lutter. « Dans mo parti moi ki ena kouraz pou lager », dit-il. S’il admet que le Pandit Sungkur n’aurait pas dû avoir quatre perches de terrain sur la plage de Trou-aux-Biches, toutefois il critique le « gro kapital » qui a obtenu des terrains largement plus grands que celui du pandit. S’il s’est senti trahi par ses propres mandants, Navin Ramgoolam demande que ces derniers garantissent qu’ils veulent qu’il soit de retour à Triolet.