Les nouveaux aménagements des aires de stationnement à Mon Choisy soulèvent plusieurs interrogations. Pour cause, si la Beach Authority soutient qu’il s’agit de mesures en vue de protéger la plage et éviter le phénomène de l’érosion, d’aucuns y voient là une mesure qui profite davantage à l’hôtel Tarisa Resort, appartenant à Leckram Nundlall, un proche du pouvoir. En effet, outre la déviation de la route côtière, en mars 2013, juste au-devant de cet hôtel, conférant ainsi aux clients résident à Tarisa Resort, un accès direct à la plage sans risque de se faire renverser par un véhicule, les derniers aménagements de parkings effectués récemment, avant les feux de signalisation sur la route B38, bloquent aussi l’accès à cette partie de la plage. Pour les observateurs avertis, cette démarche souligne une nouvelle fois, la politique de p’tits copains savamment distillée.
Véritable casse-tête pour les pique-niqueurs de Mon Choisy désormais pour trouver une place de parking, un dimanche ou un jour férié. La raison : les aménagements d’aires de stationnement effectués par la BA qui souhaite préserver la plage et éviter le phénomène d’érosion accentuée dans cette partie de l’île. Initiative louable certes en matière de protection et de sécurité, mais demeurant incompréhensible lorsque les plagistes notent avec étonnement que d’un côté de la plage, les automobiles se garent toujours sur la plage et que de l’autre, soit, principalement au niveau de Tarisa Resort, l’accès est interdit. Ce non seulement en raison des briques placées pour empêcher l’accès à la route côtière, déviée depuis un an maintenant devant l’hôtel, sur environ 250 mètres (les automobilistes et piqueurs souhaitant se rendre à Mon Choisy devant emprunter le Chemin Commun, pour rejoindre la route B13 (Mon-Choisy/Cap Malheureux) et revenir sur une dizaine de mètres sur la route Pointe-aux-Piments/Mon Choisy). Mais surtout que désormais, après une demande effectuée auprès des autorités, des rambardes en bois ont été installées sur cette partie de la plage pour faire office de parking à une dizaine de véhicules seulement. Ce qui étonne davantage les pique-niquers, puisque de l’autre côté de Mon Choisy, les véhicules, dont les Beach Traders, sont toujours installés sur la plage. Si bien que les week-ends et jours fériés, les automobilistes se garent même en bordure de la route, au risque de provoquer des accidents.
Si la Beach Authority dans son communiqué soutient qu’il s’agit d’une mesure prise pour afin de protéger la plage publique contre l’érosion et la dégradation et pour mieux sécuriser le public qui la fréquent, il n’en demeure pas moins que ce n’est pas en interdisant uniquement l’accès aux véhicules que le phénomène d’érosion sera contrecarré. D’autant que les constructions sur la plage, avec autres bungalows ou projets IRS continuent ou encore les Beach Traders s’installant dans des bicoques montées sur du béton, sur les plages. D’où les interrogations des habitants et autres habitués de la localité, en ce qui concerne la politique de protection de la plage de Mon Choisy par les autorités. D’aucuns pensent ainsi qu’il ne s’agirait que d’un nouveau subterfuge pour favoriser Tarisa Resort.
Pour les habitants de la localité « ce que nous avions prévu est arrivé. » Cette réflexion fait référence au barrage installé sur la route B38 avant Tarisa Resort, dans la jonction du chemin Commun. En effet, lors des nombreuses plaintes déposées et dans leur affidavit en Cour suprême en marge d’une demande d’injonction, les habitants de ce quartier qui s’élevaient contre la déviation de la route côtière de Mon Choisy, avaient souligné l’intention des autorités d’ériger un mur pour bloquer l’accès à la route côtière et conférer aux clients de Tarisa Resort un accès direct à la plage. Ce qui est chose faite aujourd’hui, notent-ils, les briques – placées aux deux extrémités de la route, soit aux feux de signalisation d’un côté (Trou aux Biches), et de l’autre (de Grand Baie), juste après le Coconut Beach Pub & Restaurant, la Clinique du Nord, et  l’hôtel des Deux mondes, ainsi qu’à certaines résidences privées, situées juste avant Tarisa – représentant un barrage mural.
L’interdiction aux automobilistes d’emprunter cette portion de route en bitume et les nouveaux aménagements de parking à cette hauteur qui bloque l’accès des voiture qui roulaient sur l’herbe devant l’hôtel, interpellent plus d’un, estimant que les mesures prises ne servent plus particulièrement qu’à l’établissement hôtelier dont les clients n’ont qu’à traverser la rue pour accéder à la plage, sans craindre le moindre accident.Il y a des coïncidences qui ne trompent personne.
Désormais l’accès à la plage devant le Tarisa  hôtel est totalement libre et il peut maintenant parler d’un hôtel pied dans l’eau. Quelle heureuse aubaine que cette érosion de la plage !
Mais voilà si on y installe transats et parasols, cela n’arrêtera nullement l’érosion.
Et les paris peuvent aussi être pris que là, il n’y aura pas d’installation de gabions comme à Grand Baie. Et c’est tant mieux car cette pratique est aussi désastreuse pour le littoral.