Le leader du Mouvement Socialiste Militant (MSM) Pravind Jugnauth a parlé, samedi dernier, lors de sa conférence de presse hebdomadaire, des « nombreux revers » subis par la Commission indépendante contre la corruption (ICAC) et la police, ces derniers temps, en faisant référence à des cas de « persécution » contre des dirigeants, agents et sympathisants de son parti. Commentant l’interpellation de Prakash Maunthrooa dans l’affaire Boskalis, il s’est dit solidaire avec lui.
« L’ICAC avait enquêté sur cette affaire qui date de 2006. Maintenant, la police a pris la relève, zot pe ankete mem. Cette dernière a mis une charge provisoire contre M. Maunthrooa en disant qu’il était directeur général de la Mauritius Ports Authority entre 2006 et 2008, alors qu’il avait démissionné de son poste en 2003. Je demande à ceux qui sont derrière de telles choses de prendre leurs responsabilités », a lancé le leader du MSM, avant de s’interroger sur le rôle des organisations telles que Democracy Watch, Amnesty International et Transparency International, « ki mo pa tann zot ditou dan sa bann zafer la ».
Pravind Jugnauth a cité plusieurs autres cas qui montrent, allègue-t-il, que le gouvernement a instauré un État policier dans le pays. Il a également parlé de l’incendie chez Harish Boodhoo. « Nous avons écrit au Commissaire de police pour lui demander les particulars de notre convocation. Nous attendons toujours. Nous voulons savoir ce qu’on nous reproche ». Il a parlé de l’effet boomerang dans l’affaire du bois de rose « kot ti pe rod zet labou lor lopozisyon », avant de rappeler l’opération policière menée contre Paul Bérenger, Showkutally Soodhun et le Dr Zouberr Joomaye « ki swadizan ti pe rod destabiliz gouvernman. » M. Jugnauth a parlé à nouveau de l’affaire MedPoint. Le leader du MSM a précisé que les activités de l’alliance MSM-MMM se poursuivent et que ses dirigeants animeront un meeting public ce vendredi 22 juin à Plaine-Magnien.