Un an après la catastrophe ayant causé la mort de milliers de poissons à Mer-Rouge, les responsabilités n’ont pas encore été situées dans cette affaire. Après avoir vainement tenté d’obtenir une explication « satisfaisante » du ministère de la Pêche, le Syndicat des Pêcheurs a opté pour une action légale.
Le 11 juin 2012, les pêcheurs de Roche-Bois ont découvert des milliers de poissons morts à Mer-Rouge. Généralement, ils s’approvisionnaient en appât à cet endroit. Ils affirment que depuis, leurs activités ont été affectées.
Après des analyses des échantillons prélevés sur les lieux, le ministère de l’Environnement a conclu que des coliformes présents dans les matières fécales, seraient à l’origine de l’asphyxie des poissons. Des déchets provenant de l’élevage de porc dans la région est la seule explication possible de la présence de coliformes à cet endroit.
Mais les pêcheurs de la région ont toujours contesté cette thèse. Ils affirment que l’élevage de porc dans la localité a été interdit depuis longtemps. Après avoir fait une remontée de la rivière, ils ont pointé du doigt une usine de Riche-Terre, qui déversait ses eaux dans la rivière.
Dans une contre-expertise par un laboratoire privé, la présence de produits chimiques dans l’eau prélevée par les pêcheurs a été décelée. Ce qui pousse ces derniers à rejeter la thèse de déchets de porc.
À ce jour, les autorités n’ont identifié aucun responsable de la catastrophe. Devant une telle conjoncture, le Syndicat des Pêcheurs a entamé des démarches en vue d’une action légale. Il compte servir une mise en demeure aux ministères de la Pêche et de l’Environnement.
Les services de Mes Kaviraj Bokhoree et de Rama Valayden ont été retenus. Selon nos informations, la mise en demeure pourrait être logée la semaine prochaine.