Centre de Rose-Hill

Dans l’édition du Week-end du 31 décembre, la rédaction avait mis en avant les griefs de certains habitants de la rue Maurice Curé à Rose-Hill concernant le niveau de bruit élevé émanant de certains bâtiments. « We are against the submission of an application on the 27th october 2017 for operation a Tyre Workshop as it will increase the noise pollution to an unbearable level », ont-ils indiqué. L’autre objet de leur courroux : l’espace retreint du parking d’un « ironmonger store » qui provoquerait, au vu des différents témoignages, un embouteillage dans cette rue, en plus de l’énorme vacarme lors du déchargeant des barres de fer. À cela est venu se greffer le bruit des haut-parleurs d’un édifice religieux.

Un des protestataires avait, par le biais d’une lettre envoyée à la mairie de Beau-Bassin/Rose-Hill et à la Police de l’Environnement le 2 février 2017, évoqué le fait que « my family has been living at Maurice Curé Street for more than 45 years and other families for some 40 years. » Et d’ajouter : « Nous y avons tout le temps vécu dans la paix et l’harmonie, et demandons ainsi que nos droits en tant qu’êtres humains soient respectés et que nous ne soyons pas harcelés par ces tapages qui ont pour effet de provoquer davantage l’irritabilité, la nervosité et les troubles du sommeil de tout un chacun. »
Évoquant l’affaire concernant l’atelier de réparation de pneus, le maire Ken Fong tient à souligner que la procédure dans ce cas précis sera suivie à la lettre, avec les deux parties qui seront convoquées pour un hearing dans environ deux semaines, « avant qu’un verdict ne soit prononcé par le truchement d’une séance au conseil municipal. » De ces mêmes analyses, ce dernier dira que « nous sommes pour le développement mais pas pour le développement sauvage. »

Hormis ce litige, un des résidents nous a fait parvenir une photo montrant un camion déchargeant des barres de fer dans un bâtiment situé à côté du tyre workshop. Il martèle à ce propos qu’il ne peut « même pas se garer sur le parking car les barres sont trop longues pour entrer dans l’entrepôt, créant une cacophonie totale aux heures de grande circulation. » Subséquemment, l’énorme vacarme lors du déchargeant suscite la grogne auprès des habitants.

D’autres résidents sont sortis de leurs réserves afin d’attirer l’attention des autorités face à ce qu’ils qualifient « de trop élevé » le volume des haut-parleurs d’un temple situé à la rue Inkermann. Tout en faisant ressortir que « leur lassitude n’a rien à voir avec la pratique du culte mais de par ses conséquences néfastes sur le cycle du sommeil », nos interlocuteurs émettent des réserves sur l’intensité des décibels.

Sur ce point, le ministère de la Santé rappelle que la norme environnementale permissible pour tout lieu de culte ne doit pas dépasser 55DB. Dans la conjoncture, ils envisagent de faire appel à la Health Office & Engineering Unit afin qu’un officier vienne mesurer l’intensité du bruit à l’aide d’un sonomètre. « Demandez aux habitants de nous envoyer un courrier et nous viendrons sans faute », nous a confié un superviseur de ladite unité.