Le récidiviste notoire Steeve Patrick Prinslet Serret, alias Polocco, a été reconnu coupable sous cinq chefs d’accusation, notamment pour agression, pour avoir endommagé des véhicules et brisé des vitres d’une maison lors d’une altercation à Ste-Croix en 2012. Sa sœur Marie Cynthia Christelle Françoise a été reconnue coupable de complicité ce matin du 25 avril en Cour intermédiaire. Les plaidoiries d’avant la sentence sont prévues au 4 mai.

La magistrate Niroshini Ramsoondar n’a pas été convaincue par la version des accusés sur le déroulement des évènements entourant l’altercation entre Polocco et une des victimes, qui avait causé un rassemblement hostile de personnes à Ste-Croix en 2012. Et ce, bien que Cynthia Françoise avait avancé qu’elle était au lit au moment des faits allégués car elle aurait pris des médicaments pour ses crises d’épilepsie. La magistrate a trouvé que les charges retenues contre les deux accusés ont été établies.

Pour rappel, Polocco est accusé d’avoir, le 2 décembre 2012, agressé un certain Claude Lindsay Eroolen et, sous la deuxième charge, d’avoir endommagé la voiture de ce dernier. Polocco est également poursuivi pour avoir agressé un certain Jean Paul Désiré Prayag, et pour avoir brisé des vitres de sa maison et endommagé sa motocyclette.

Marie Cynthia Christelle Françoise était, elle, accusée d’avoir agi comme complice ce jour-là. Elle avait aidé Polocco à endommager le véhicule de Claude Lindsay Eroolen et avait lancé des pierres sur les vitres de la maison de Jean Paul Désiré Prayag.

Les deux victimes, à savoir Claude Lindsay Eroolen, chauffeur de taxi, et Jean Paul Désiré Prayag, boutiquier, avaient confirmé en cour que c’était bien Polocco qui les avait agressées. Ils avaient indiqué que Marie Cynthia Christelle Françoise était aussi présente ce jour-là dans la foule et avait endommagé les vitres de la maison d’un des témoins.
C’est Me Neelkanth Dulloo qui assure la défense de Polocco. Me Vinesh Boodhoo défend, quant à lui, les intérêts de Marie Cynthia Christelle Françoise. Ces derniers soumettront leurs plaidoiries avant le prononcé de la sentence le 4 mai.