La caserne de pompiers de Port-Louis, construite en bois en 1906 et présentant désormais des menaces persistantes d’effondrement, fait l’objet d’un ultimatum lancé au gouvernement. En effet, la Fire Fighters Union, affiliée à la Fédération des syndicats du service civil, donne trois mois aux autorités pour entreprendre des actions appropriées du fait de l’urgence de la situation.
Dans la conjoncture actuelle, le président de la Fédération des syndicats du service civil (FSSC), Narendranath Gopee, recommande de “pull-down” le bâtiment avant d’entamer les démarches pour la construction d’un édifice flambant neuf au même endroit. Le syndicat, qui a tenu une conférence de presse hier après-midi à Port-Louis pour aborder ce sujet, propose toutefois d’autres alternatives, comme par exemple le déménagement de la caserne de pompiers à Roche-Bois ou à Riche-Terre. Quoi qu’il en soit, la Fire Fighters Union (FFU) et la FSSC donne trois mois au gouvernement pour trouver une solution adéquate et prendre des mesures. Au cas contraire, ils laissent déjà entendre qu’une manifestation devant le quartier général des pompiers n’est pas à écarter. La FSSC emboîtera ainsi le pas à la Fire fighters Cadre GSEA, qui tiendra une manifestation jeudi prochain devant le quartier général des pompiers pour réclamer une « humanisation » des conditions d’emploi.
Par ailleurs, au cours de la même conférence de presse, Moideen Farhad, président de la FFU, s’est attardé sur le problème des « station officers ». En effet, des officiers qualifiés pour devenir « station officers » depuis des années n’ont pas encore été nommés à ce poste jusqu’à présent.