Le Forum Citoyens Libres a écrit au ministère de l’Environnement, hier, réclamant des clarifications sur le transfert du permis EIA de Midas Acropolis à Clear Ocean Hotel and Resort Ltd. Selon le porte-parole, George Ah-Yan, l’Environnement Protection Act stipule qu’un tel permis n’est valable que pour trois ans. Or, celui-ci a été octroyé en 2007. Il réclame que des démarches soient faites pour un nouveau permis.
La résistance s’intensifie après la démarche de Clear Ocean Hotel and Resort Ltd de procéder à une délimitation du terrain obtenu à bail à Pomponette pour la construction d’un hôtel. Dans ce contexte, la plage publique située à cet endroit a été déproclamée. Toutefois, les opposants ne comptent pas baisser les bras. Dans une lettre adressée au Permanent Secretary du ministère de l’Environnement hier, George Ah-Yan, par le biais de Green Law Chambers, réclame des clarifications sur le permis de l’Environmental Impact Assessment (EIA).
Les contestataires se demandent d’abord sous quelles provisions de la loi le permis EIA, octroyé à Midas Acropolis en mai 2007 pour la construction d’un hôtel de 288 chambres, a été transféré à Clear Ocean Hotel and Resort Ltd, pour un hôtel de plus de 500 places. Qui plus est, mentionne la lettre, l’Environment Protection Act (2002) stipule qu’un permis EIA est valable pour trois ans. « Or, dans ce cas, le permis a été octroyé il y a dix ans. Les données ont changé pendant ce temps. C’est pour cela que nous réclamons un nouveau permis. Et pour cela, nous sommes prêts à faire entendre notre voix. »
George Ah-Yan dit attendre d’abord une réponse du ministère de l’Environnement sur la question. Faute de quoi ce transfert de permis sera contesté en cour. Par ailleurs, le FCL organise son 27e meeting contre la privatisation des plages le 15 novembre en face du Village Hall, à Surinam, à partir de 16 h 30. « Nous voulons sensibiliser les habitants de cette région du Sud aux dangers que représente la privatisation des plages pour les Mauriciens ». Une marche est également prévue le 27 novembre, de Surinam à la plage publique de Riambel, où se tiendra un grand rassemblement.
Par ailleurs, le collectif Aret Kokin Nou Laplaz, qui milite également contre la privatisation de la plage de Pomponette, y organisera une grande mobilisation ce dimanche 12 novembre. Intitulé Beach Liberation, cet événement vise à rassembler les Mauriciens de différentes régions du pays à Pomponette pour leur faire profiter de cette plage. Selon le collectif, cette mobilisation s’insère dans le cadre du début de délimitation des zones par Clear Ocean Hotel and Resort Ltd, lundi dernier. « Nous voulons aussi lancer un message à l’État et au ministre Soodhun que les Mauriciens veulent profiter de leurs plages. »