Le General Manager de la Road Development Authority  Cadress Dorsamy a fait ressortir la semaine dernière, lors d’une visite sur le site des travaux du Pont Colville Deverell, à Montagne Ory, que le niveau de la 3e voie, en direction de la capitale, est « immaterial » du moment que les voies sont séparées. Pour les ingénieurs de la RDA, la sécurité des automobilistes passe avant n’importe quelle autre considération.
« Le niveau de la troisième voie est plus surélevé en raison d’un ancien trottoir de plus d’un mètre de large, qui sépare désormais les deux anciennes voies de la troisième, en construction. Les véhicules ne peuvent rouler sur cet ancien trottoir car celui-ci n’est pas conçu pour les soutenir », déclare le General Manager de la Road Development Authority (RDA) Cadress Dorsamy. De ce fait, une structure en béton en forme de « flower-bed » a été construite pour séparer les deux anciennes voies de la troisième, empêchant ainsi les véhicules de « cross-over » entre les deux structures. Et d’expliquer que l’on ne peut intervenir sur l’ancien trottoir sans affecter l’intégrité structurelle du pont existant. D’où la décision de l’isoler et de construire la troisième voie indépendamment de cette structure. « La troisième voie possède des caractéristiques différentes des anciennes voies. Si on avait joint les deux structures, cela aurait constitué un grand risque pour la sécurité des usagers », précise-t-il.
La structure en béton, qui sépare la 3e voie des deux anciennes, aidera aussi, selon les ingénieurs sur place, à prévenir de graves accidents de la route sur le pont. « Même à 110 km/h, un automobiliste pourra contrôler son véhicule lorsque sa roue heurtera le parterre. Celui-ci est construit de sorte que le véhicule qui le heurterai puisse se redresser », souligne un ingénieur.
Ce projet de construction à Pont Colville Deverell, Montagne Ory – pour soutenir la troisième voie et l’extension de celle-ci jusqu’à Montebello, distante de 3,5 km, avance à bonne allure. Les travaux devraient d’ailleurs se terminer fin novembre. Selon M. Dorsamy, ces derniers ont connu un peu de retard en raison des arrêts temporaires des travaux pendant plusieurs jours lors de certaines activités importantes pour le pays. C’était notamment le cas lors de la visite du président gabonais à Maurice ainsi que lors de la pose des « beams », qui a pris plusieurs semaines obligeant à geler les travaux.