En grève de la faim depuis hier après-midi au Jardin de la Compagnie à Port-Louis, Cangayen Pillay, président de l’Association Sale By Levy and Injustice (ASLI) et Mohammed Mustapha alias Gandhi, travailleur social, affirment qu’ils maintiendront leur mouvement « tant qu’ils ne rencontreront pas Navin Ramgoolam ». Ils réclament une Commission d’enquête sur le scandale financier Ponzi.
Souhaitant rencontrer le Premier ministre, les deux hommes veulent lui faire entendre leurs griefs. « Nous voulons rencontrer le PM et personne d’autre. Tan ki nou pa pou zwenn ek li, nou napa pou aret nou mouvman degrev », soutient Cangayen Pillay, président de l’ASLI. Par ce mouvement protestataire, les deux hommes espèrent attirer l’opinion publique sur le danger des arnaques financières. Ils demandent l’institution d’une Commission d’enquête pour faire la lumière sur les « vrais coupable ». « Nou pena okenn dout ki CCID finn bien fer so travay. Me nou bizin konn le fon de l’affaire parski ena kass ti dimounn ki ladan », argue-t-il. Pour lui, le PM devrait solliciter ses contacts internationaux pour « savoir où est passé tout cet argent ». L’enquête, dit-il, devrait porter sur les arnaques, les banques impliquées, la FSC entre autres. « Ce sont des transactions que je n’ai cessé de dénoncer depuis décembre 2012. Aujourd’hui l’affaire a éclaté et je souhaite connaître la vérité. Il faut que ceux qui ont investi leurs économies dans ces escroqueries aient gain de cause ».