Poorun Bhollah (à droite) lors de son retour des Jeux du Commonwealth à Gold Coast en Australie en avril dernier

À peine installé au poste de nouveau secrétaire administratif de la Fédération mauricienne d’haltérophilie (FMH) que l’ex-président Poorun Bhollah fait face à de nouveaux problèmes. Il a été interdit de toutes les infrastructures sportives tombant sous la gestion du MJS.

Une bande sonore très compromettante faisant état d’une violente altercation entre Poorun Bhollah et le DTN de la FMH, le Roumain Dabja Constantin, est à l’origine de cette décision.
À ce stade, on ne sait exactement quel est l’incident qui a déclenché les invectives. Mais selon nos recoupements, il est fort possible que l’altercation ait eu lieu tout récemment à l’étranger alors que les deux hommes étaient en déplacement accompagnés d’une athlète. C’est après avoir pris connaissance de cette bande sonore que le MJS a pris sa décision. Bref, tout cela n’est pas à l’honneur d’une fédération sportive digne de ce nom et dont certains dirigeants, Poorun Bhollah le premier, occupent des positions bien vues au plan africain et à l’international.

Ce dernier a laissé entendre qu’il comptait se rendre au Central CID cette semaine accompagné d’un homme de loi pour savoir de quoi il en ressort et ce qu’on lui reproche exactement.

On apprend par ailleurs que le Mauritius Sports Council (MSC) a décidé de suspendre l’allocation de Poorun Bhollah au poste de secrétaire administratif suite à cet incident. Sauf que ce dernier aurait laissé entendre lors de sa nomination au poste le mardi 6 novembre 2018 qu’il ne souhaitait pas être rémunéré pour ses services. Toujours est-il que sur cette fameuse bande sonore dont la teneur est considérée « très damaging », on entend l’un des deux hommes lancer à l’autre des propos orduriers à l’encontre du MJS et des athlètes concernant les prochains Jeux des îles. D’où la décision du MJS de sévir après avoir au préalable initié une enquête. On attend de connaître l’origine qui expliquerait ce dérapage verbal.

D’autre part, il nous revient que Dabja Constantin aurait exprimé le souhait de ne plus vouloir travailler aux côtés de l’entraîneur national, Ravi Bhollah, mais plutôt avec son adjoint, Gino Souprayen. Cela serait lié à la perception que la gestion de la FMH soit devenue une affaire de famille. On se souvient que la FMH avait déploré le manque de consultation de la part du MJS qui lui avait presque imposé le choix et le recrutement du nouveau DTN installé au poste courant septembre.