C’est un personnage de la nightlife. Popo Hazareesingh, 42 ans, est un businessman de la nuit depuis 1997. Après avoir assuré la gestion de plusieurs boîtes à travers l’île, il s’est enfin posé. Depuis 2008, ses bagages clubbing sont au complexe Oasis à Flic en Flac. Au départ propriétaire du Shout (2008-2012), actuellement manager du Shotz, il a ajouté à ses fonctions la gestion du Shout 2.0. Réservé de nature, il confie à Scope son parcours et sa vision du clubbing, après dix-sept ans de carrière. Portrait d’un clubber à double face…
Derrière ses verres à la monture carrée et son crâne rasé, il peut sembler hautain. Cette réputation, il la traîne depuis des années, mais ne s’en soucie pas. La nuit, c’est un personnage sombre, peu bavard, qui reste dans son coin à observer le déroulement de la soirée, sans pour autant la commenter. Mais une fois que paraît le soleil, c’est un tout autre homme qui s’expose. Souriant, Popo Hazareesingh dévoile son univers. “Pour moi, la nightlife, ce n’est pas seulement de l’amusement. Je la prends très au sérieux. C’est ma passion et, fondamentalement, mon emploi. J’assume le fait d’être très sélectif lorsque je suis à la porte d’une boîte, mais je le fais pour que tout se passe dans la bonne ambiance, sans aucune malaise. Il n’y a rien de raciste dans mes choix, c’est simplement mon métier.”