Selon le ministre de la Santé et de la Qualité de la vie, Anwar Husnoo, une meilleure santé reproductive est « importante » pour les hommes, mais « vitale » pour les femmes. « Offrir des services adéquats de santé reproductive a toujours été une des priorités du gouvernement », a-t-il déclaré ce matin à Port-Louis lors de l’ouverture d’un atelier organisé par son ministère dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la Population.
Anwar Husnoo a rappelé que Maurice est souvent citée comme une « success story » dans le domaine de la population et de la santé reproductive, incluant le planning familial. « Dans les années 60, Maurice avait connu une crise démographique lorsque le taux de croissance de la population avait augmenté à 3,1% par an. Si ce taux s’était maintenu, la population actuelle aurait atteint les 3,5 millions d’habitants, contre 700 000 à cette époque. Inquiet de l’impact qu’aurait eu ce taux de croissance de la population sur l’économie du pays, le gouvernement avait alors adopté une série de mesures dans le but d’équilibrer sainement les ressources humaines et l’environnement », a-t-il rappelé, avant d’ajouter que grâce à ces mesures, le taux de croissance de la population a été réduit à moins de 1% par an. « Ce qui fait qu’aujourd’hui, Maurice compte une population de 1,26 million de personnes. »
Le ministre de la Santé a indiqué que la Journée mondiale de la Population est célébrée chaque année depuis 1989 à l’initiative de l’UNDP Governing Council. Cette année, cette activité coïncide avec le sommet de Londres, qui réunit des donateurs et d’autres parties concernées faisant partie de la Family Planning 2020 Initiative, et dont le but est d’étendre l’accès au planning familial volontaire à environ 120 millions de femmes d’ici 2020 à travers le monde. Et le ministre d’insister sur le droit des femmes « de décider librement quand et combien d’enfants elles devraient avoir », démarche leur offrant « davantage d’opportunités » pour travailler et, ainsi, contribuer aux revenus de la famille. « Globalement, la population vit plus longtemps et est en meilleure santé. Les couples choisissent d’avoir moins d’enfants, mais “huge inequities still exist and daunting challenges lie ahead”. Tandis que les pays en développement font face à une baisse du taux de fertilité et au vieillissement de la population, les pays pauvres, eux, luttent contre une population grandissante, et de ce fait, de plus en plus de gens deviennent vulnérables à l’insécurité alimentaire, au manque d’eau potable et aux catastrophes liées au climat », a fait ressortir Anwar Husnoo.
Rappelant qu’il y a quatre décennies les leaders du monde avaient proclamé que les individus avaient le droit de base de déterminer « freely and responsibly » le nombre d’enfants qu’ils souhaitaient et quand ils le voulaient, « des millions de femmes et d’hommes et de jeunes n’avaient pas accès aux informations concernant la contraception et le planning familial ».