La Mauritius Family Planning and Welfare Association (MFPWA) a démarré cette semaine une série d’ateliers de sensibilisation auprès des jeunes dans le but de bâtir leurs capacités de répondre aux besoins des populations vulnérables. « Les jeunes sont considérés comme des groupes à risque, mais ils sont aussi des gens qui peuvent faire la différence en temps de désastres, de catastrophes et d’urgence », a déclaré la directrice exécutive de la MFPWA, Vidya Charan, à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la population le 11 juillet.
« Nous voulons sensibiliser et autonomiser les jeunes à travers le leadership et les compétences pour qu’ils puissent prendre les devants en cas de catastrophes. À la MFPWA, nous croyons qu’il nous faut changer notre mode de fonctionnement en travaillant en partenariat avec les jeunes au lieu de travailler pour eux afin d’assurer leur développement à travers des approches et des actions amicales », fait-elle ressortir. Selon elle, de telles approches « aideront grandement » dans l’amélioration de la vie des groupes vulnérables en cas d’urgence, à l’instar de cyclones, de sécheresses, d’inondations, d’accidents ou d’incendies, entre autres.
Vidya Charan dit aux jeunes, qu’elle considère comme des « agents du changement », que « le leadership n’est pas acquis si vous restez dans votre confort offert par votre famille à la maison ». Elle poursuit : « Ne soyez pas des leaders en théorie, car le leadership est lié au travail dur, à l’intégrité, au dévouement, au sacrifice et à la tolérance. Si vous pensez que vous pouvez lancer des défis à d’autres, alors sachez que, vous aussi, vous pouvez être défiés. Vous devez donc vous préparer à faire face à toutes les situations difficiles, particulièrement aux risques liés aux catastrophes naturelles. »
La directrice exécutive de la MFPWA s’interroge sur la capacité des jeunes à répondre à des situations où un viol a été commis, une personne a été infectée par le VIH, ou fait face à la violence domestique ou à la drogue. « Tous ces fléaux sont des sources de calamités », estime-t-elle. Elle a dit vouloir épargner aux jeunes de telles conséquences sociales « horribles » en les formant à être « de vrais leaders et des bâtisseurs de la nation » mauricienne. Vidya Charan ajoute à l’intention des jeunes : « Devenez de bons utilisateurs des médias sociaux et d’autres facilités qui sont à votre disposition. Mais ne devenez pas des accros, car ils peuvent éventuellement devenir une source de destruction de votre vie. »
Selon les statistiques de la MFPWA, les jeunes représentent environ 22% de la population mauricienne tandis que 10% des naissances à Maurice concernent des adolescentes. Environ 200 cas d’abus sexuel ainsi que 87 cas de grossesses parmi les adolescentes ont été enregistrés entre janvier et mai de cette année.