Dix pompiers et un chef cuisinier affectés à la caserne de pompiers du port souhaitent que leurs postes de travail soient préservés, leurs contrats étant résiliés après la récente décision du gouvernement de mettre un terme aux contrats des nouvelles recrues dans les corps para-étatiques et les compagnies d’État embauchées à partir du 1er juillet 2014. Les principaux concernés dans cette décision pour la caserne de pompiers du port ont remis une lettre au directeur et au Chairman de la Mauritius Ports Authority (MPA) dans laquelle ils en appellent à leur sens de professionnalisme et de responsabilité pour geler cette décision du GM.
En compagnie de leur négociateur, Ivor Tan Yan de la Federation of Progressive Union (FPU), des officiers se sont rendus à la mi-journée au siège de la MPA pour soumettre aux dirigeants une lettre concernant leurs griefs. La première étant le non-respect de l’Award concernant la nomination des Port Firemen Officers qui se fait toujours attendre et la mise à pied de dix Port Firemen Chief Cook recrutés en juillet 2014 et d’un Chief Cook.
Durant le mois d’avril, ceux ayant pris de l’emploi dans les organismes tombant sous la tutelle des différents ministères et des Government owned companies ont été informés par voie de circulaire de la décision du gouvernement de résilier les contrats relatifs à tous les recrutements et nominations effectués après le 1er juillet 2014. Cette décision du GM a provoqué une série de remous dans les corps para-étatiques et les compagnies de l’État opérant déjà en sous-effectif, comme c’est le cas pour la caserne de pompiers du port. Avec le licenciement des dix nouvelles recrues, elle se retrouvera avec 26 officiers alors que selon ses règlements, qui ont été établis par plusieurs rapports, cette section doit compter 40 officiers.
Les choses risquent de devenir encore plus complexes dès ce soir avec l’équipe de nuit qui devrait compter neuf officiers et qui va en compter seulement cinq, après la mise à pied des nouvelles recrues de juillet 2014. Opérer un camion nécessite quatre hommes et un officier doit impérativement être basé à la caserne. Cela risque d’être plus compliqué durant les heures de pause des officiers si une équipe est sollicitée pour un sinistre et autre intervention urgente.
Pour Ivor Tan Yan, il faut absolument préserver ces hommes à leurs postes car au-delà de la question d’emploi, il y a également la question de sécurité au port. « Si la MPA refuse de réintégrer ces personnes à leurs postes, le port va se retrouver en sous-effectif et sa sécurité sera compromise dans la mesure où si de nouvelles personnes sont recrutées, elles vont devoir suivre une formation qui dure au moins deux mois », dit-il.
Concernant la nomination des Port Firemen Officers, celle-ci a délibérément été retardée selon le syndicat et entre-temps la caserne des pompiers se retrouve en sous-effectifs. « These serious issues are being neglected by the management but yet the management found time and resources to create more post of Deputy Director », peut-on lire dans la lettre déposée à la mi-journée à la MPA avec copies adressées aux ministres du Travail, des Terres et Logement et du Tourisme.