Les dirigeants de la Port Louis Harbour & Docks Workers Union ont, lors d’une conférence de presse hier, condamné ce qu’ils qualifient de harcèlement de son secrétaire général Rama Valaydon par la CHCL. Ils s’élèvent contre le fait que Rama Valaydon ait été sommé de quitter le bureau dans lequel il opérait jusqu’ici à la CHCL pour être transféré dans un autre local où, soutiennent-ils, il ne pourrait pas opérer dans la discrétion que nécessitent ses fonctions syndicales.
La démarche de la Cargo Handling Corporation Ltd a donné lieu à un échange de lettres entre le syndicat et le président de la CHCL qui menace d’avoir recours à des actions industrielles. Ainsi dans une lettre adressée à Gassen Dorsamy, président de la compagnie portuaire, le Président de la PLHDWU, Alex Marie, détaille les raisons pour lesquelles Rama Valaydon avait bénéficié d’un bureau en 2010. « We request the management to reverse the decision and to put a stop to the unfair targeting and harassment of Mr Valaydon », dit-il, estimant que la direction de la compagnie portuaire agit sous la pression de la PLMEA.
Cette question a été reprise par Jimmy Jean Louis qui a lancé un ultimatum à la direction de la CHCL et qui a annoncé le lancement d’une campagne locale et internationale en faveur de Rama Valaydon. Il a, par la même occasion, demandé la démission des trois hauts fonctionnaires siégeant dans le conseil d’administration de la CHCL de même que celle du président de la compagnie portuaire Gassen Dorsamy s’il n’est pas en mesure de régler ce problème.
Pour sa part, Alex Marie a évoqué les problèmes rencontrés par les employés de la CHCL en raison d’un manque d’équipements appropriés. Selon lui, s’il y a des problèmes dans le port et une baisse de la productivité, c’est essentiellement dû à la mauvaise gestion de la CHCL. Les dirigeants syndicaux se sont également élevés contre le projet de trouver un partenaire stratégique dans le port et celui de privatisation du secteur portuaire.