Alain Edouard, président de la Port Louis Maritime Employees Association et son négociateur Ashock Subron ont soutenu hier à une conférence de presse dans la capitale que « la Cargo Handling Corporation a soumis des dossiers erronés au board lors des précédentes réunions ». Les documents portent sur des litiges entre le syndicat et la direction de la CHC concernant la Night Allowance, la Personal Pensionable Allowance, la prime de productivité, le remboursement des heures supplémentaires accumulées et des « local leaves ».
Le président de la Port Louis Maritime Employees Association (PLMEA) a dénoncé ce qu’il appelle des « pratiques discriminatoires » à la Cargo Handling Corporation (CHC). Alain Edouard a soutenu qu’une poignée  de travailleurs a droit à la « Nightshift Allowance ». Il a trouvé aberrant que certains employés perçoivent des allocations alors que leurs collègues qui font le même travail n’en bénéficient pas.  
Alain Edouard a allégué que la direction de la CHC aurait payé des allocations  uniquement aux nouvelles recrues à compter de 2007, et les employés qui ont intégré la compagnie à partir de 2008 n’auraient pas bénéficié de ces mêmes privilèges. Ce serait également le cas pour la Personal Pensionable Allowance et le « productivity bonus », selon l’intervenant. Ainsi plus de 270 travailleurs seraient concernés par cette situation.
Le président de la PLMEA a par ailleurs invoqué des « pratiques illégales » concernant les heures supplémentaires et les local leaves. S’agissant du rapport salarial de 2008, qui est entré en vigueur en janvier 2009, Alain Edouard a soutenu que les employés n’ont pas été remboursés pour les heures supplémentaires accumulées. Dans la foulée, il a affirmé que les employés de la CHC n’ont droit qu’à 11 local leaves alors qu’ils auraient dû avoir 20 jours de congé plus deux special leaves, comme le prévoit la loi.
Les tentatives de négociation des syndicalistes avec la direction n’auraient abouti à rien, selon la PLMEA. Ainsi les cinq points en litige ont été portés devant la Commission de conciliation et de médiation (CCM). Selon le syndicat, les conseillers légaux de la CHC seraient d’accord dans leur rapport avec la PLMEA sur quatre des cinq points en litige.
Le syndicat a affirmé que la direction de la CHC a présenté un « document erroné » du State Law Office sur les cinq points qui opposent la compagnie à la PLMEA. Or, selon la PLMEA, le SLO a soumis un rapport uniquement sur le remboursement des heures supplémentaires accumulées. Le management aurait utilisé le document pour mettre dans le même panier « all the other issues », selon Alain Edouard . « Je ne sais pas quelles sont les raisons qui ont motivé le management de la CHC pour soumettre des informations erronées au board de la compagnie et prétendre que le SLO s’est prononcé sur les cinq points en litige. Nous sommes en présence d’informations pour soutenir que le SLO n’a donné aucun legal advice. La direction de la CHC a induit en erreur le board de la compagnie ! » a estimé pour sa part le négociateur Ashock Subron.
La CCM a jusqu’à jeudi pour trancher dans cette affaire. S’il n’y a aucun compromis, la PLMEA tiendra son assemblée générale le mercredi 27 pour décider de la marche à suivre.