L’exercice d’enregistrement des marchands ambulants de la capitale a pris fin hier après-midi et ce sont au total 2 138 colporteurs qui espèrent obtenir un espace de travail aux places Decaen et Immigration. Cependant, le Front Commun des Marchands ambulants compte loger cette semaine une demande d’injonction en Cour suprême pour réclamer l’arrêt de toutes les procédures enclenchées la semaine dernière par la municipalité de Port-Louis en vue du projet actuel de relogement.
Depuis la semaine dernière, la municipalité de Port-Louis a invité, par voie de presse, les  marchands ambulants opérant dans la capitale à se faire enregistrer, cela afin de les reloger temporairement dans deux sites identifiés par les autorités, à savoir à Decaen (gare Victoria) et Immigration, à côté du poste de police de Trou-Fanfaron. La réaction de la Street Vendors Association et du Front commun des marchands ne s’est pas fait attendre avec l’organisation d’une conférence de presse en fin de semaine pour réclamer l’arrêt de toutes les procédures. Mais devant l’intention ferme des autorités, à savoir des collectivités locales, pour aller de l’avant avec les démarches actuelles et qui déboucheront le 18 janvier prochain sur l’organisation d’un tirage au sort, le Front commun des marchands ambulants multiplie les initiatives pour dissuader la municipalité de Port-Louis. Il compte en effet saisir la justice en déposant une demande d’injonction en Cour suprême jeudi, explique Hyder Raman, président du Front commun. « Nous nous sentons laissés pour compte. La mairie campe sur ses positions et rien n’est fait dans l’intérêt des marchands ambulants », estime Hyder Raman, dans une déclaration au Mauricien en matinée. Et d’insister une fois de plus sur l’ouverture des négociations, à travers l’institution d’une table ronde réunissant les stakeholders, à savoir les associations elles-mêmes et la police afin de revoir tous les aspects de ce dossier. Leur principale demande : des sites décents pour opérer. Car pour le Front commun, les deux sites identifiés par les autorités ne le sont pas. « Pe rod izol nou dan de lagar », estime notre interlocuteur.
Hier après-midi, soit après les quatre jours prévus pour l’enregistrement des colporteurs, 2 138 marchands ambulants avaient été officiellement enregistrés. Pour rappel, ceux-ci seront tirés au sort lundi prochain à la municipalité de Port-Louis, un exercice qui sera placé sous contrôle d’un huissier de la Cour suprême, des officiers du ministère des Collectivités locales et de la police.