La campagne électorale dans le centre-ville et les faubourgs de Port-Louis s’est révélée un véritable test-match pour les deux grands blocs en présence. L’alliance PTr/MMM et l’Alliance Lepep ont tous deux dû puiser profondément dans leurs ressources pour convaincre l’électorat port-louisien, en particulier les électeurs sino-mauriciens et de la communauté musulmane, qu’ils seront parties prenantes de leurs projets de développement pour le pays.
À Grande-Rivière-Nord-Ouest/Port-Louis Ouest (N° 1), l’alliance PTr/MMM était surtout préoccupée par le règlement d’un dilemme provoqué par la non-investiture d’Ah Fat Lan Hing Choy, trésorier du PTr, au profit de Mireille Martin. Députée sortante du N° 4, celle-ci venait remplacer Arianne Navarre-Marie du MMM, elle-même faisant le chemin inverse. Après des réunions successives pour convaincre activistes et agents rouges, Mireille Martin a pu se lancer véritablement dans la campagne auprès de ses deux colistiers du MMM, Jean-Claude Barbier et Veda Baloomoody, qui connaissaient bien le terrain.
Les campagnes de porte-à-porte, réunions privées et meetings de quartier ont été exploitées par les deux alliances pour séduire les électeurs. Dans les deux camps, on affirme que la campagne s’est déroulée sans anicroche, certains dénotant même une vraie coordination entre les responsables des deux groupes pour éviter des accrochages entre partisans adverses. « Le respect mutuel a prévalu », ont soutenu des responsables de campagne du PTr/MMM et de l’Alliance Lepep. Si du côté de l’alliance PTr/MMM, on soutient que le N° 1 restera un bastion inébranlable, l’Alliance Lepep avec ses néophytes Danielle Selvon, Patrice Armance et Alain Wong, affirme que des brèches ont été ouvertes.