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Une caissière de 21 ans, résidant Roche-Bois, a été victime d’une escroquerie alors qu’elle voulait adopter un enfant. Elle a eu affaire à une femme qui s’est fait passer pour un officier de la Child Development Unit (CDU). Dans une plainte à la police de Fanfaron lundi, la plaignante avance qu’en octobre 2019, elle s’était rendue à l’hôpital Jeetoo pour un traitement, quand elle a vu deux religieuses, l’une portant un enfant. Après avoir pris certains renseignements, la caissière a appris que le nourrisson avait été abandonné par ses parents et que la CDU allait le prendre en charge. Elle a alors décidé de l’adopter.

Deux semaines plus tard, alors qu’elle travaillait dans un restaurant, à Port-Louis, une cliente a prétendu qu’elle était un officier de la CDU. Alors que la jeune femme relatait l’histoire du bébé abandonné à l’hôpital, la suspecte a allégué qu’elle était au courant de ce cas et devait faire croire qu’elle pouvait aider la victime à adopter l’enfant. À la fin d’octobre, l’escroc lui a téléphoné et lui a demandé sa carte d’identité ainsi qu’une somme de Rs 3 000, qui représente les frais pour la procédure d’adoption. Somme que lui a remise la victime.

Puis, la suspecte lui a donné rendez-vous le 4 novembre devant la New Court House pour supposément enclencher les procédures d’adoption. La caissière avance que son interlocutrice lui a demandé d’attendre devant l’entrée principale de la cour alors qu’elle devait se présenter en chambre pour l’affaire. Peu après, elle est sortie et a informé la suspecte que le cas a été renvoyé au 21 novembre.

Une semaine avant cette date, la suspecte a de nouveau pris contact avec la caissière et lui a demandé Rs 1 500 pour l’application du certificat de naissance de l’enfant. Après lui avoir donné cet argent, la victime avance qu’elle n’a plus eu de contact avec l’escroc, celle-ci ayant bloqué son numéro. Le 3 janvier, la jeune femme a reçu un appel manqué sur son portable et en prenant contact avec le numéro, une habitante de Bambous a répondu. Cette dernière s’est présentée comme étant la belle-mère de l’escroc. La plaignante lui a raconté sa mésaventure et lui a montré la photo d’un bébé que la suspecte lui avait envoyée pour l’adoption. La belle-mère a révélé que la photo est celle de son petit enfant et que ce dernier n’est pas le bébé qui avait été abandonné l’année dernière. La plaignante a compris qu’elle s’était fait arnaquer et devait rapporter l’affaire à la police. Elle a donné le numéro de contact de la suspecte aux enquêteurs.