Des voleurs de légumes sévissent durant la nuit aux Marché central sans que les gardiens des lieux ne puissent rien faire et en dépit de la présence de caméras de surveillance. Les pertes, selon les occupants des étals, sont importantes. La Market Traders Association (MTA) a alerté la mairie de Port-Louis à ce sujet.
Ail, oignons, gingembre… Ce sont principalement les légumes qui coûtent cher sur le marché qui sont la proie des voleurs, selon les dires d’Issoop Soobedur, président de la Market Traders Association. Les maraîchers sont excédés par la recrudescence de ces vols ces derniers temps. « Des voleurs ont fait main basse sur un sac contenant 40 livres d’ail dont la valeur est estimée à environ Rs 4 000 », raconte Issoop Soobedur. D’autres maraîchers auraient perdu entre Rs 4 000 et Rs 8 000 de marchandises lors des récents cas de vols. Les caméras de surveillance installées au marché ne permettent pas d’identifier les malfaiteurs, selon notre interlocuteur.
Pour des raisons jugées pratiques, les marchands ont pris pour habitude de laisser sur place certains légumes au marché dès qu’il ferme au public. « Cela représenterait des coûts additionnels s’il fallait débourser une somme tous les jours afin de régler la note du transport pour ramener nos produits », explique le président de la MTA. L’association des maraîchers a du coup écrit à la municipalité de Port-Louis afin de demander que des règlements régis dans un décret municipal soient revus afin que les maraîchers puissent conserver leurs produits sur place. « We are praying you and your council if the necessary amendements can be brought as such piece of regulation shall be unpracticable if it applices even it if has neven been the case since so far », peut-on lire dans cette correspondance.
À ce jour, selon les règlements émis par la municipalité de Port-Louis, il est en effet stipulé que « no stall occuper shall keep their goods in their respective stalls after opening hours and such goods shall be removed everyday ». « C’est un système archaïque. Il faut absolument revoir ces règlements », insiste Isoop Soobedur.