L’invasion des marchands ambulants “saisonniers” à Port-Louis pour les fêtes de fin d’année semble résister aux tentatives de la force policière de maintenir l’ordre. Une opération policière ce matin dans les rues Cellicourt Anthelme et John Kennedy s’est avérée un échec, au bonheur des marchands ambulants et au détriment des commerçants.
Ce matin, entre 8 h 15 et 9 h, la présence de policiers a alerté les nombreux marchands ambulants sur un forcing imminent des autorités pour leur interdire de travailler dans les rues Cellicourt Anthelme et John Kennedy. Une action qui, selon les colporteurs, serait liée au mot d’ordre du Front Commun des Commerçants de l’Île Maurice (FCCIM) pour occuper les espaces devant leurs devantures. Devant la résistance des marchands ambulants, raconte Hyder Raman, président de la Street Vendors Association (SVA), les policiers ont dû faire marche arrière. « Nous avons eu l’autorisation du ministre Hervé Aimée pour travailler à Port-Louis. La police ne peut nous chasser en cette période durant laquelle nous devons travailler », dit-il.
Pour sa part, Raj Appadu, président du FCCIM, devant le « laxisme des autorités », a sommé ses membres, principalement les magasins de la rue John Kennedy, d’exposer leurs articles sur les trottoirs quitte à faire obstruction à la circulation routière. « C’était le moyen que nous avons trouvé pour alerter non seulement l’opinion publique mais également les autorités qui ont pour devoir de respecter les commerçants qui paient le Trade Fee contrairement aux marchands ambulants », dit-il. « Depuis quelques semaines, nombreux sont les commerçants à être victimes d’une concurrence déloyale. Avec les colporteurs devant nos boutiques, nous n’arrivons pas à attirer les clients », soutient-il, d’où le mot d’ordre. Toutefois, à sa grande déception, il ne fut pas respecté par les commerçants. À midi dans la capitale, la circulation était fluide avec quelques temps d’arrêt. Pour Raj Appadu, la dégradation de la situation dans la capitale est due à l’absence d’effectif policier dans les rues de la capitale. Les commerçants ne savent plus vers qui se tourner, et « Port-Louis est hors de contrôle », soutient Raj Appadu.