Des horaires de travail plus souples pour pouvoir trouver du temps à consacrer à sa famille et à soi, de meilleurs salaires et davantage de sécurité au travail. Ce sont, entre autres, les revendications faites par le Conseil des Syndicats aujourd’hui, Journée mondiale pour le travail décent. Pour marquer cette journée, le Conseil a organisé ce matin une rencontre avec ses quelque 300 membres au Rabita Hall, à Port-Louis, en vue de les sensibiliser davantage aux enjeux autour des droits et lois du travail. A suivi, une marche pacifique de la rue Pope Hennessy jusqu’à la mairie de Port-Louis.
Décrétée par la Confédération syndicale internationale (CSI), cette journée est célébrée mondialement pour la quatrième année et prône le respect de la dignité humaine en commençant par le droit de chacun d’accéder à un travail décent. Selon le président du Conseil des Syndicats, Toolsyraj Benydin, les membres revendiquent la signature du Decent work Country Program. « En début d’année, nous avons eu une recontre à ce sujet avec les employeurs et le gouvernement. C’est du côté des employeurs qu’on a eu des difficultés à faire signer le document. Nous exigeons que soit promulguée l’Equal Opportunity Act pour plus de méritocratie, la réduction des heures de travail, la prévention d’accidents sur les lieux de travail à travers notamment plus d’inspections sur le chantier. Par ailleurs, nous exigeons que l’environnement du travail soit sain. De plus, les dimanches ne devraient pas être considérés comme des jours de travail et donc celui qui travaille le dimanche devrait être doublement rémunéré ». Les membres ont par ailleurs revendiqué qu’à la prochaine rentrée parlementaire, soient adoptés les amendements demandés par les syndicats au regard de l’Employment Rights Act. Pour rappel, le Conseil des Syndicats regroupe le National Trade Union Congress (NTUC), le Mauritius Trade union Congress (MTUC), le Mauritius Labour Congress (MLC), la Confederation of Free Trade Union (CFTU) et le Congress of Independent Trade Union.