« Gouvernman, aret zwe mor ». C’est ce qui a résonné dans les rues de la capitale ce vendredi 5 octobre. Plusieurs habitants de diverses régions de l’île, accompagnés des membres de Lalit, se sont réunis pour manifester contre l’inaction du gouvernement face à la présence de l’amiante, un produit cancérigène, dans leur maison.

L’amiante était utilisée par le passé dans le domaine de la construction. Le produit a toutefois été banni en raison de sa dangerosité. Avant que son importation soit de nouveau autorisée en 2015, malgré les vives critiques.

Des familles sont jusqu’aujourd’hui exposées à l’amiante, qui fut utilisé pour bâtir leur maison. Lasses de ne rien entendre sur le projet de désamiantage — soit l’opération de retirer de l’amiante — de leurs maisons, et n’ayant pas les moyens d’en reconstruire une nouvelle, elles ont manifesté dans les rues de Port-Louis pour faire entendre leur mécontentement.

Un appel a été lancé au Premier ministre, Pravind Jugnauth, pour réclamer un calendrier menant à la reconstruction de leur maison. « Seul le gouvernement peut nous débarrasser de l’amiante étant donné que c’est un problème d’ordre public. Nous revendiquons de ce fait un test médical les habitants touchés par l’amiante », lance Lindsay Collen, de Lalit.

Un regroupement de Mauriciens a déposé 364 lettres au Bureau du Premier ministre, réunissant les signatures de plusieurs familles. Ils souhaitent ainsi voir le gouvernement agir.

« Le gouvernement ne prend pas au sérieux un problème de santé publique. C’est leur responsabilité de remplacer les maison affectée par l’amiante. Notre but est que le gouvernement établisse un plan national pour enlever ce produit toxique des maisons », explique Alain Ah-Vee.