Les fêtes de fin d’année approchent et comme chaque année, les différentes rues des villes sont littéralement envahies par des marchands de rue, dont beaucoup de saisonniers. Afin d’éviter une situation de chaos, les commerçants souhaitent rencontrer le commissaire de police afin de prendre connaissance des mesures décidées par les autorités policières pour contenir le problème.
Les commerçants disent vouloir opérer « librement, sans la concurrence hautement illégale des marchands de rue » surtout durant le mois de décembre. Des espaces publics, y compris des parkings, sont souvent occupés par des marchands de rue, cela alors qu’ils se trouvent souvent devant des commerces, ce qui donne lieu par moments à des prises de bec entre commerçants et colporteurs. Certaines prises de bec dégénèrent parfois en incidents, voire des agressions physiques. « D’autres incidents ont lieu presque chaque jour entre les marchands de rue et le public en raison des encombrements sur les trottoirs et autres passages pour piétons, aussi bien que des invectives lancées régulièrement en direction des commerçants et leurs représentants pour des démarches faites auprès des autorités en vue de faire respecter l’ordre et les droits légitime des opérateurs économiques », écrit le président du Front commun des commerçants de l’île Maurice (FCCM), Raj Appadu, dans une lettre adressée au commissaire de police, Mario Nobin, en vue de solliciter une rencontre urgente avec ce dernier.
Le Front commun des commerçants craint en effet qu’avec les fêtes de fin d’année la situation se détériore davantage dans les semaines à venir. « Il est de notoriété publique que parmi les marchands ambulants, bon nombre sont des récidivistes notoires ou bien des gros bras ou des drogués et il est pratiquement impossible pour les commerçants de leur faire entendre raison au cas où ils/elles se mettent devant leurs emplacements ou empêchent la libre circulation des clients de long des voies d’accès », écrit l’association.
Le ministre des Collectivités Locales, Anwar Husnoo, a déclaré en début de mois au Parlement que la situation dans les rues durant les fêtes de fin d’année ne sera pas aussi chaotique que les années précédentes. En effet, les sessions de travail entre la police, les mairies et le ministère des Collectivités locales se succèdent et les autorités mettent actuellement la dernière main au plan pour contenir les activités des marchands ambulants lors de la saison critique de décembre. Les autorités ont établi plusieurs mesures pour contenir la situation, comme l’octroi de badges aux quelque 600 registered hawkers qui payent une redevance à la municipalité de Port-Louis et des contrôles plus stricts et réguliers de la police sur le terrain. Des non-hawkers zone ou la présence de marchands de rue sera strictement interdite seront décrétées. Les autorités travaillent sur un plan pour faire des endroits suivants des non-hawkers zones : rue Sir William Newton, rue John Kennedy et La Chaussée, Place d’Armes, place près du bâtiment LIC. D’autres rues pourraient être ajoutées à cette liste.
Les autorités émettront également un communiqué concernant le commerce illégal, et pour rappeler les dispositions de la loi concernant l’occupation et l’obstruction illégale des voies publiques, tout en faisant mention du jugement de la Cour suprême interdisant les colporteurs dans un rayon de 500 mètres du Marché central.
Les forces de l’ordre comptent également sévir contre les marchands saisonniers. Selon nos sources, les commerçants qui installent des tables ou chapiteaux devant leurs magasins ne seront pas épargnés.