Ballons, banderoles, slogans… Autant de supports que les manifestants contre l’accord de pêche avec l’UE ont utilisé samedi pour attirer l’attention du public. Une démonstration réussie car tout au long du parcours, les Mauriciens se sont arrêtés pour s’enquérir de ce qui se passait.
« Pe vann tou nou pwason, abe ki nou pou manze nou ! », explique un pêcheur, aux questions d’une passante intriguée par la manifestation. La coalition contre l’accord de pêche avec l’UE a organisé cette marche pour sensibiliser le public. « Lamer pou lepep », « Nou ton nou lapes », « Minis vander deor » … pouvait-on entendre tout au long du parcours.
S’adressant aux protestataires, l’océanographe Vassen Kauppaymootoo a fait ressortir : « La lutte ne s’arrête pas là, nous demandons que cet accord soit renégocié. »
De son côté, Michel Chiffonne, de la coalition, a soutenu que « la mer n’est pas à vendre ». Il a aussi rappelé les dangers liés aux changements climatiques et insisté sur la nécessité de protéger notre écosystème.
Pour Ashok Subron, cette manifestation démontre la solidarité des différents mouvements de la société civile. « Pêcheurs, syndicats, écologistes… vous êtes tous réunis pour faire la force afin de protéger notre mer. C’est ce même genre d’action que nous voulons pour dénoncer les amendements qu’on veut faire voter à l’Assemblée mardi sur les lois du travail. »
Le nouvel accord de pêche autorise 86 bateaux européens à opérer à 15 milles nautiques de nos côtes pour une période de six ans.