64 cas de vol de bijoux ont été enregistrés depuis le 1er janvier dans la région de Port-Louis Sud totalisant environ Rs 2,8 millions. Ce chiffre a été révélé lors d’un atelier de travail, dans la matinée aux Casernes centrales, réunissant les bijoutiers opérant dans cette partie de la capitale, la police et les représentants de l’Assay Office.
Les responsables de la division de Port-Louis Sud considèrent que les Rs 2,8 millions provenant des 64 cas de vol, commis sur une période de huit mois, sont « énormes ». Toutefois, pour les bijoutiers intervenant au cours de cette séance de travail, ces chiffres pourraient être bien plus conséquents car le prix des bijoux n’est pas souvent exact. « Une personne peut avoir acheté une chaîne il y a plusieurs années à Rs 5 000, mais aujourd’hui, le bijoux vaut plus. Et au moment où une déposition est consignée pour rapporter un vol, le plaignant n’indique pas la valeur actuelle mais le prix qu’il a payé à l’achat du bijoux. »
Par ailleurs, lors de la formation, le volet prévention a été abordé en vue de fournir des conseils judicieux aux bijoutiers en matière de sécurité. Les policiers leur ont rappelé l’importance du dispositif de CCTV et l’installation d’autres mesures de sécurité sur le lieu de travail. Les autorités ont dressé également un profil des voleurs pouvant s’en prendre à des bijouteries avant de prodiguer des conseils en vue de contrecarrer les astuces et les ruses des malfrats.
D’autre part, la loi régissant ce type de commerce a occupé une bonne partie des échanges dans la matinée aux Casernes centrales, où il a été question des procédures d’achat et de vente d’or ou autres. Des mises en garde ont été lancées contre certains bijoutiers engagés dans l’achat des articles de valeur qui ont été volés. Mais les bijoutiers présents devaient déplorer le fait que d’autres commerçants dont leur « core activity » demeure l’acquisition d’or auprès de particuliers, n’ont pas été conviés par la police.