L'adolescente accuse le policier d'attouchements au poste de police de Pope Henessy

Un comptable âgé de 38 ans accuse deux avocats de lui avoir escroqué la somme Rs 365 000 dans le cadre d’une affaire ayant débouché sur l’arrestation du trentenaire. Son épouse, âgée de 28 ans, a logé une plainte à cet effet au poste de police de Pope Hennessy jeudi. Cette mère de deux enfants raconte ainsi qu’en décembre 2015, sa famille devait partir pour Hong Kong. Mais alors qu’elle s’apprêtait à embarquer avec ses enfants, le service de l’immigration a informé son époux qu’il faisait l’objet d’une “objection to departure” et qu’il devait contacter le Central CID « au plus vite ».

Le lendemain, le comptable s’est donc rendu aux Casernes centrales pour prendre connaissance des faits qui lui sont reprochés. Il a alors contacté un avocat pour s’enquérir de la situation, ce dernier l’informant qu’une plainte pour escroquerie avait été logée contre lui par son employeur, en l’occurrence une société de concassage. Le trentenaire a ensuite rencontré son avocat à son étude, à Port-Louis, où il lui a remis une avance de Rs 15 000.

Peu après, l’épouse du comptable dit avoir reçu un appel de l’avocat l’informant qu’il s’était entretenu avec le conseiller légal de la compagnie de concassage, à savoir « un de ses confrères ». Ce dernier a indiqué avoir « parlé avec la direction » de la société pour que le comptable rembourse Rs 3 millions afin que le directeur retire sa plainte. L’homme de loi du trentenaire lui a alors demandé Rs 50 000 pour ses honoraires et un “legal cost” pour son confrère. Le comptable a pu réunir Rs 2 M et a informé son avocat qu’il avait besoin d’un délai pour obtenir le solde restant. Son employeur a accepté de lui accorder jusqu’au 7 janvier 2016 pour se mettre en règle.

La plaignante avance que l’avocat de son époux a sollicité Rs 300 000 comme frais pour ses services. Le comptable a réussi à obtenir la somme manquante, soit Rs 1 million, et a alors émis deux chèques de Rs 500 000 au nom de la compagnie de son employeur. Il avance que l’homme de loi a informé le plaignant que le comptable souhaitait régler sa dette. Entre-temps, le trentenaire a émis un chèque de Rs 300 000 à son avocat, qui lui aurait demandé de le payer en liquide. L’épouse du comptable avance qu’il ne leur a pas remis de reçu.

Cependant, le comptable aurait été « stupéfié » quand son avocat lui aurait rendu ses anciens chèques totalisant la somme de Rs 2 M, et qu’il croyait avoir déjà été encaissé par son employeur. Finalement, le comptable a été arrêté par la police en novembre 2016. Son épouse estime que les deux avocats n’auraient « pas fait leur travail en ne remettant pas les chèques à la société de concassage », affirmant en revanche que ceux-ci ont cependant «bien encaissé les chèques pour leurs honoraires ». Elle n’a cependant pu expliquer pour quelle raison elle avait attendu tout ce temps pour porter plainte à la police. Elle a dit néanmoins aux enquêteurs avoir déposé une plainte au Bar Council contre les deux avocats en question. Elle a assigné comme témoins ses deux belles-soeurs, qui étaient présentes à l’étude de l’avocat.