La State Property Development Company Employees Union (SPDCEU) dénonce, par la voix de son président Monico Virassamy, le manque de formation des employés du Port-Louis Waterfront par rapport aux catastrophes naturelles et à l’organisation des secours qui doivent être apportés en cas de tels événements sur leur lieu de travail.
« Il est malheureux de constater que six des 11 victimes des inondations du 30 mars ont succombé sur notre lieu de travail », a déclaré Monico Virassamy lors d’une conférence de presse hier. « Nous en sommes très affectés. Nous devons prendre conscience de cet événement pour notre sécurité à l’avenir car nous ne sommes pas à l’abri de telles catastrophes, surtout que nous travaillons près de la mer », a-t-il ajouté. Selon lui, l’heure est arrivée pour former les 55 employés de la SPDC aux effets des catastrophes naturelles. Outre la formation, M. Virassamy a souligné qu’il leur manque aussi un plan d’évacuation qui ferait place à un point de rencontre (assembly point) en cas de catastrophes. Il a souhaité obtenir une réunion avec la direction de l’entreprise en vue de lui communiquer les idées du syndicat.
Pour sa part, le conseiller légal du syndicat, Feisal Boodhoo, est revenu sur les causes des dernières inondations. Selon lui, ce qui s’est passé au Port-Louis Waterfront le 30 mars peut entraîner une action légale contre la SPDC. « Les tunnels sont contrôlés par des agents de sécurité. Ce qui donne au public des attentes qu’il est en sécurité », a-t-il dit, tout en faisant remarquer que les deux passages souterrains sont à hauts risques car ils se trouvent sous le niveau de la mer et à une centaine de mètres de celle-ci.
« Les agents de sécurité ne sont pas là que pour marquer leur présence. Sont-ils formés aux risques de catastrophes naturelles ? On ne le sait pas. La SPDC a donc la responsabilité de ses employés et du public qui emprunte les tunnels », a-t-il estimé.