Le Mauritius Labour Congress a tenu une conférence de presse mercredi à Port-Louis pour dénoncer la « pagaille » qui prévaut à la Cargo Handling Corporation. Le président du congrès Haniff Peerun a passé en revue la crise en Europe qui affecte les activités de l’organisme. Le président de la Docks and Wharves Staff Employees Association Alain Hardy a, lui, pointé du doigt la gestion de la corporation. Le président de la Mauritius Telecom Employees Association Raj Rughoonauth a évoqué de son côté le manque à gagner pour le pays depuis l’implantation de France Telecom à Maurice.
La « pagaille » règne à la Cargo Handling Corporation (CHC), a déclaré Haniff Peerun, président du Mauritius Labour Congress (MLC) à une conférence de presse mercredi matin. Il a déploré le fait que 750 travailleurs ont été recrutés en 2005 alors qu’en 1997 le gouvernement était venu avec une réforme politique afin de « redresser » la situation au sein du Port en licenciant 700 travailleurs sous un plan social. Selon le président du MLC, ce recrutement « massif » va à l’encontre de la politique du gouvernement.
Haniff Peerun a par ailleurs passé en revue le bilan économique de la CHC, en soulignant qu’elle n’est pas « déficitaire mais profitable ». Il s’est notamment appesanti sur la location élevée que l’organisme paye à la Mauritius Ports Authority (MPA), avançant que tel n’est pas le cas pour d’autres compagnies, comme Baobab et Shell, qui louent des terrains à Pailles pour une « modique somme ».
Le président de la MLC a aussi souligné que Maurice ne produit pas assez avec la situation économique mondiale qui prévaut. Il a évoqué le fait que la CHC, qui compte beaucoup sur les containers, connaît une baisse dans ses activités car beaucoup ne sont pas destinés à Maurice.
Alain Hardy, président de la Docks and Wharves Staff Employees Association, a pour sa part déploré le fait que « personne ne sait qui fait quoi ». Il a fait ressortir durant son intervention que certaines personnes sont protégées citant que « intel inn rentré par ministre ». Il a notamment pointé du doigt la gestion de la CHC.
Raj Rughoonauth a soutenu pour sa part que c’est la France qui gère Mauritius Telecom. Il s’est notamment interrogé sur le manque à gagner pour le pays depuis l’implantation de France Telecom à Maurice.
Le MLC a souhaité une réforme pour une meilleure utilisation des ressources et a demandé une commission d’enquête. Haniff Peerun a exprimé son désir que la CHC ne finisse pas comme la DWC, soulignant que le MLC ne lui « veut que du bien ».