La vie de Caroline de Compostel, dont une partie est racontée dans son premier livre qu’elle est venue présenter à Maurice (voir plus loin), ressemble beaucoup à un roman. Un roman dont le déroulement serait un cheminement initiatique avec de multiples rebondissements. Un roman qu’elle raconte bien avec des termes mystérieux qui donnent plus d’épaisseur au récit. Voici le portrait de celle que les Brésiliens ont surnommé Dona Carolina, la miraculée.
Née dans une famille pauvre de la France profonde, Caroline est une enfant pas en très bonne santé et mal aimée parce que différente des autres. Dès l’âge de 5 ans, elle voit son arrière grand-mère décédée en rêve et commence à communiquer avec elle. Ce qui pour elle semble être une chose normale, ne l’est pas pour les autres, dont les membres de sa famille, à qui elle raconte ses conversations. Très vite dans sa famille et à l’école on la met à l’écart en disant qu’elle est étrange, bizarre, à part et même folle de prétendre parler avec une personne décédée. Rejetée, elle cultive ses «communications» avec son arrière grand-mère et d’autres «présences» qui se manifestent et lui « transmettent des choses, une lecture instinctive des faits et des situations.» A plusieurs reprises elle essaye d’oublier son «don» et de vivre normalement, mais le rejet des autres la ramène aux présences qu’elle finit par appeler ses guides avec qui elle continue à «communiquer». Qu’est-ce que ces guides avaient à lui transmettre, surtout à elle, petite fille de français moyens perdue au milieu de la France profonde ? «C’est une question que j’ai souvent posé à mes guides. Ils m’ont fait savoir que j’avais été choisie, que j’avais une vocation et des dons que j’allais développer par la suite, que les choses arriveraient quand il le faudrait.» A l’âge de 18 ans elle entame des études de comptabilité et de gestion qu’elle réussit, à la surprise générale. «Pendant toute mon adolescence, on m’avait répété que tout ce que je pouvais attendre de la vie, c’était de devenir femme de ménage. Je pensais que c’était ce qui allait m’arriver jusqu’à jour où j’ai senti qu’en m’appliquant, qu’en y mettant l’énergie et la détermination nécessaires, je pouvais étudier les matières qui m’intéressaient. J’ai donc passé mon diplôme, alors qu’en général j’avais de très mauvaises notes scolaires.» Dans la foulée, Caroline quitte la France – et la famille qui l’avait mise de côté – pour aller s’installer au Canada, plus précisément au Québec. «C’est à partir de là que les choses se sont précisées. Tout au long de ma vie, à plusieurs moments, j’ai fait des rencontres déterminantes, j’ai croisé sur mon chemin des gens qui m’ont orienté vers des directions précises pour que je continue mon cheminement. Au Québec, on m’a orienté vers l’école d’études supérieures de naturopathie et j’y suis allée en dépit du fait que je n’avais pas les diplômes requis pour m’y faire admettre. J’ai rencontré le doyen qui, après m’avoir entendu parler de mes «dons», mes «guides» et des nos «conversations», a accepté de me laisser suivre un cursus. En même temps, j’ai suivi d’autres cours, rencontré des maîtres spirituels dans des disciplines ésotériques qui m’ont permis de développer mes dons. Les choses se sont mises en place d’elle-même et j’ai commencé à utiliser mes communications avec mes guides pour travailler avec une célèbre voyante amérindienne.» En même temps, elle épouse un Canadien. Avec le consentement de ses guides ? «Ils m’avaient prévenu que j’allais rencontrer quelqu’un avec qui j’allais faire un bout de mon parcours. Quand j’ai rencontré mon futur mari, je savais que c’était lui.» Au niveau de ses études, on l’oriente vers l’université de psychologie où elle est acceptée sur la base de ses dons de médium et commence à se spécialiser dans l’étude du paranormal. En même temps, Caroline découvre le bouddhisme et se sent attirée vers la vie monastique au point de vouloir quitter le monde pour entrer dans un monastère.
Mais ses études sont interrompues quand elle doit quitter le Québec pour se rendre dans l’Etat du Nouveau Brunswick, où son mari est muté. Là-bas, elle rencontre une maître tibétain dont elle devient le disciple et qui l’encourage à développer ses dons de médium. «En même temps, ma santé, qui était mauvaise depuis ma petite enfance, a décliné. J’avais une pathologie très forte au niveau du poumon, mon système était en dégénérescence, j’avais des difficultés à respirer, j’avais perdu du poids, j’avais des pneumonies en série. J’étais dans un tel état qu’on m’a renvoyé de l’hôpital pour me diriger vers des soins palliatifs et en accompagnement. J’étais condamnée.» C’est alors qu’une des disciples du maître tibétain qui rentre d’un voyage du Brésil lui fait parvenir une cassette vidéo de Joao, un célèbre guérisseur et médium. Un médium que l’on va voir en toute dernière extrémité, quand toutes les autres thérapies ont échoué ? «Quand j’ai vu la cassette, j’ai senti une communication s’établir entre Joao et moi et j’ai su qu’il fallait que j’aille au Brésil pour le rencontrer. Je me suis dit que mourir dans l’environnement d’un grand maître était la meilleure chose qui puisse m’arriver.» En dépit de son état de santé, Caroline se rend au Brésil dans un fauteuil roulant, rencontre le médium brésilien qui lui fait subir des opérations spirituelles, lui présente d’autres médiums, la soigne et en fait son disciple. «Au moment de mon départ pour rentrer au Canada, il m’a dit une phrase dont je ne devais comprendre la vraie signification que plus tard : ça va aller pire avant d’aller mieux.» Dans l’avion qui la ramène au Canada, Caroline fait un arrêt pulmonaire et tombe dans le coma. Transportée d’urgence à l’hôpital, on ne lui donne que quelques heures à vivre. Elle fera mieux que survivre. Six mois plus tard, elle est rétablie, à la stupéfaction de ses médecins qui lui disent : «On ne sait pas comment vous avez pu guérir. Ce que vous vivez, votre guérison est scientifiquement impossible, mais nous sommes obligés de le constater sans pouvoir l’expliquer. Toutes vos maladies ont subitement disparu.» Par ailleurs, ses facultés psychiques ont augmenté, amplifié. Elle reçoit bien mieux les «correspondances» de ses guides. Caroline décide de tout quitter, même son mari, pour aller au Brésil «pour remercier Joao, mais surtout pour utiliser mes dons afin de venir en aide aux autres, à tous ces malades en fin de parcours à qui on peut redonner confiance et faire redécouvrir la spiritualité et les préparer à aller vers un monde meilleur. Ce départ vers le Brésil faisait partie du mouvement qui semble être la logique de mon chemin de vie.» Quand elle arrive au Brésil, l’histoire de sa guérison est connue et on la surnomme «Dona Carolina, la miraculée». «Tous les malades sans espoir de guérison sont venus me voir. J’ai commencé à partager les correspondances que je recevais et j’ai créé une association pour faire de l’assistance aux personnes.» Durant ce séjour brésilien, qui va durer cinq ans, Caroline va rencontrer et travailler avec de grands médiums, pratiquer «le magnétisme avec des formes de guérison», se spécialiser dans l’accompagnement psychologique de personnes dans une grande détresse, donner des conseils, des consultations, des conférences sur le relation avec l’autre. «Les maîtres brésiliens se sont intéressés à moi, m’ont instruite et soudainement je savais expliquer, parler, donner des conférences en racontant mon expérience et en transmettant mon énergie, partager mon savoir décuplé depuis mon arrêt pulmonaire. J’ai ensuite commencé à transcrire mes conférences et j’ai décidé d’en faire des livres, ce qui est la façon la plus efficace de partager mes expériences et mes savoirs.»
En 2007, Caroline quitte le Brésil pour venir s’installer à La Réunion après une halte de plusieurs mois à Maurice. «J’ai donné des consultations et animé une émission de radio qui s’intitulait «L’éveil de la conscience». Je me suis ensuite installée à La Réunion où j’ai ouvert un cabinet de consultation qui me permet de recevoir des gens, de faire de la formation, d’animer des conférences et de continuer à venir en aide aux autres. C’est dans ce cadre que je suis venue à Maurice pour présenter mon premier livre.» Quel est son titre et quel en est le sujet. Le titre est «La mécanique astrale». «Nous arrivons tous à un certain stade de notre vie à nous interroger sur le pourquoi de la vie, quel est le rôle des uns et des autres, celui des forces autour de nous. Au cours de mon expérience et des enseignements que l’on m’a donnés, j’ai pu mettre une rationalité cohérente, très logique sur des phénomènes invisibles, impalpables mais existants que nos perceptions ne peuvent pas avoir parce que nous sommes limités. Mes guides m’ont permis d’expliquer la relation entre l’éther et la matière, les dynamiques et moyens d’échange, les raisons qui poussent les esprits des guides et des maîtres à venir auprès de nous, le cheminement de progression d’une âme, son parcours dans la matière. C’est ça la mécanique astrale globale. Le message du livre est comment accéder à beaucoup plus de cohérence entre les éléments immatériels et matériels et répondre aux grandes questions sur le sens de la vie et le pourquoi des événements. Par ailleurs, je donne aussi des conférences pour parler de la nécessité de trouver un sens et une cohérence à ce que nous sommes en train de vivre, de la médecine traditionnelle, des recherches dans le domaine de la spiritualité et de la conscience.» Vous dites vouloir partager ce que vous avez reçu, mais vous vous faites payer pour ce partage. «C’est une contribution pour assister à un séminaire qui est le résultat d’un long travail de recherches, la synthèse de toute démarche. Je ne suis pas un marabout, un voyant ou une tireuse de cartes, je suis un médium reconnu par l’église catholique.» Et Caroline de Compostel de sortir de son press-book promotionnel un certificat signé par monseigneur Franck-William Schaffner, Primat de l’église Catholique Gallicane de France, qui certifie que «Mme Caroline de Compostel est réellement douée de facultés surnaturelles, selon les 7 degrés de la médiumnité, dont celui de la perspiscience des locutions intérieures et qu’à ce titre elle est reconnue ( ) comme médium au sens métaphysique du terme ce qui lui permet d’être considérée comme conseil spirituel.» Pourquoi écrire de Compostel sans le L et le E finals ? «J’ai choisi comme pseudonyme le nom de Compostelle parce qu’il symbolise un pèlerinage et que je considère que mon parcours de vie en est un. Mais comme je suis encore loin du but, je n’ai pas utilisé, symboliquement, les deux dernières lettres du nom. Il me reste encore du chemin à faire pour continuer et m’améliorer.» Je vous l’avais dit au début de ce portrait : la vie de Caroline de Compostel avec ses rebondissements, ses coups de théâtre et sa dimension symbolique et spirituelle, ressemble à un roman. Les lecteurs qui souhaiteraient mieux connaître son auteure et principale personnage peuvent le faire en cliquant sur www. carolinedecompostel.com.