Didier Brun est de ces artistes de la nouvelle génération qui se distinguent par leur obstination à vouloir s’améliorer tout en explorant les nouvelles avenues qu’apporte la technologie. Graphic designer se spécialisant dans la 2D/3D, il révèle son fort potentiel à travers des travaux réalisés pour le plaisir au gré de ses inspirations.
Tout part du néant. Ce grand vide qui, sous ses allures froides et ternes, reste modulable au gré des fantaisies et de l’inspiration. Comme pour le poète devant la page blanche, pour l’artiste graphique, l’aventure de la création a pour point de départ un document vierge sur un écran immaculé. Si la technologie offre des possibilités que même les romans de science fiction d’il y a quelques années n’avaient pu imaginer, l’art graphique n’est pas un jeu d’enfant s’adressant au premier dompteur de souris. Comme pour n’importe quelle autre discipline, il requiert avant tout de la sensibilité, du talent et de la créativité, pour que l’oeuvre ait un sens et une âme. Et il va de soi que la bonne maîtrise des outils informatiques est indispensable.
Dans tous les cas de figure, un même principe, explique-t-il, pour faire simple. La modélisation commence par la manipulation d’objets primaires : cubes, sphères, cônes, cylindres, entre autres. Les formes obtenues sont ensuite travaillées pour plus de réalisme, avec des couleurs et des textures spécifiques pour imiter divers matériaux. L’ajout de lumière, des ombres, de reflets et autres détails finalise l’image que l’artiste tente de rendre aussi réaliste que possible.
Autodidacte
N’est pas artiste graphique qui veut. Dans le domaine, Didier Brun a légitimement gagné ses galons. Autodidacte passionné, il a progressé pas à pas devant l’écran de son PC, apprenant patiemment le maniement des logiciels existants jusqu’à développer son style.
L’univers de l’artiste est irréel. Les éléments qui composent son monde ont été empruntés d’une réalité qu’il a appris à façonner à sa guise en repoussant les limites et les règles. Le travail de l’artiste se situe entre le design, la reproduction virtuelle et l’abstrait. Il se peut même que ce soit un peu de tout cela.
Peinture 3D
Les peintures réalisées il y a quelques années, l’expo collective à laquelle il avait pris part à la Gallérie Max Boullé, rappellent qu’au tout départ, ce mordu des sciences avait des aptitudes artistiques qui ne demandaient qu’à être exploitées. Au gré de ses moments libres, il s’est laissé porter vers les nouvelles possibilités apportées par différents logiciels. Les feuilles de papier et les toiles ont été mises de côté, différentes étapes ont été traversées, et aujourd’hui, il crée en 2D et 3D.
Didier Brun a imaginé des salons, des cuisines, des espaces de vie aussi confortables que possibles, en y accommodant des meubles, du matériel électronique ou électroménager, tout en tentant de présenter l’ambiance associée aux couleurs et à la décoration proposées. Didier Brun n’est pas décorateur d’intérieur, mais les années de pratique et de recherches lui ont permis de comprendre le principe de ce métier alors qu’il présente aussi des bâtiments et d’autres types d’architecture. Il se distingue aussi dans le domaine du design et du dessin, comme démontré dans les images que nous publions cette semaine. Dans le passé, il avait également réalisé un CD pédagogique pour enfants. Didier Brun est aussi concepteur de sites web et autres travaux graphiques.
Quand l’envie lui prend de créer, il confie pouvoir passer des heures entières devant son ordinateur. Depuis des années qu’il se consacre à l’art graphique, le Vacoassien s’est jusqu’ici laissé mener par la passion. Depuis peu, il envisage de faire carrière dans le domaine, en restant dans l’attente de cette occasion qui lui permettra de changer d’orientation professionnelle.
En sus des quelques fois où ses travaux ont été publiés dans Scope, Didier Brun s’est surtout fait connaître sur Facebook, ou encore à travers son site www.wix.com/totalgraphics/me.