Georgie Garnett, alias Medoo, est une figure très connue de Richelieu. À 80 ans, il continue de fabriquer des baba ros kari, des pilons, des mortiers, des bénitiers et des sculptures décoratives. Dans le métier depuis quarante-cinq ans, il nous raconte cette passion qu’il a transmise à ses trois fils.
Sous sa varangue, Medoo guette les passants. À ses côtés, une ribambelle de sculptures posées au sol. Bénitiers, mortiers, pilons, baba ros kari et d’autres sculptures en pierre ainsi que des statuettes en plastique sont exposés. Des objets nés des mains expertes de Georgie Garnett à l’aide d’un ciseau et d’un marteau. Une vitrine à ciel ouvert pour cet habitant de Richelieu et qui lui a valu de se faire connaître par des Mauriciens et des touristes. “Je suis fier de dire que j’ai des clients venus de toute l’île Maurice et de l’étranger. J’ai toujours de nombreuses commandes, ce qui témoigne de la qualité de mon travail. Je n’ai jamais eu de client insatisfait.”
Medoo travaille la pierre depuis quarante-cinq ans. C’est lui qui est à l’origine de la petite cascade en pierre que l’on peut apercevoir à la galerie Evershine de Rose-Hill. Parmi ses travaux les plus réguliers, les presse-papiers. “C’est l’objet que je fabrique le plus souvent. Plusieurs compagnies me sollicitent.” Ensuite, c’est le ros kari et le baba ros kari qui tiennent la vedette, pas loin devant le mortier et le pilon qui va avec. Ensuite viennent les bénitiers et les autres objets décoratifs. Ces objets en pierre se fabriquent entre trois jours et trois semaines, selon la taille et le motif désiré. Critères qui détermineront leurs prix, qui varient entre Rs 200 et Rs 3,000, voire plus.