Sur scène, elle file et se défile avec une souplesse et une élégance digne des grandes danseuses. Shaheen Saliahmohamed est une femme des airs. Danseuse aérienne de profession, elle est la première à enseigner à l’école du cirque dans son île natale, après de multiples stages et formations, notamment en Israël et au Mexique. Située à Coromandel, la Baraka Cirq ouvre ses portes à Scope, le temps de découvrir ses quelques virevoltes et les acrobaties de son époux et collaborateur, originaire du Chili, Nicolas Ormazabal.
Shaheen Saliahmohamed passerait presque pour une étudiante de la Baraka Cirq. Elle semble petite et frêle, douce et timide. “Dans le cirque, ce n’est pas l’apparence qui compte, mais la force”, souligne-t-elle.
Sa force se trouve dans ses bras. Grâce auxquels elle virevolte dans les airs, suspendue à une corde ou à des tissus. Spécialiste de la danse aérienne, elle se distingue par la danse de la corde, qui consiste à exécuter des figures à l’aide d’une corde raide à plusieurs mètres du sol. Une passion dangereuse ? Non. Pour Shaheen Saliahmohamed, le cirque est un amour de jeunesse, qui nécessite d’être entretenu avec de la discipline et de la rigueur.