Arrêté le 7 août 2010 avec 0,81 gramme d’héroïne dans des papiers aluminium, Steeve Quirin a été reconnu coupable de trafic de drogue à des fins de distribution par la magistrate Wendy Rangan, hier, en Cour intermédiaire. Défendu par Me Rama Valayden, il avait plaidé non coupable.
Steeve Quirin a été appréhendé en face de son domicile le 7 août 2010, alors qu’il s’apprêtait à ouvrir un sachet d’héroïne. À la vue des policiers, il s’est sauvé en direction de la maison de son père. Mais, il a été arrêté et fouillé. Les membres de l’ADSU ont trouvé sur lui du ruban adhésif, un rasoir, Rs 4 500 ainsi qu’un sac en plastique contenant une poudre qu’ils soupçonnaient être de la drogue. « Mo pas pou dire nanyen. Mo finn plin gagn trape », devait-il lancer aux policiers.
L’accusé a soutenu pour sa défense qu’il était chauffeur de taxi et gagnait entre Rs 1 500 et Rs 2 000 par jour, qu’il travaillait trois ou quatre jours par semaine. Il dépensait environ Rs 300 par jour pour se nourrir, Rs 2 000 par mois pour l’électricité et l’eau et environ Rs 1 800 pour ses enfants. Il a reconnu que le jour de son arrestation, il était en possession de l’héroïne et des autres objets qui ont été présentés en Cour par l’ADSU. Il a cependant déclaré à la Cour que l’héroïne saisie était pour sa propre consommation et qu’il fumait une dose tous les soirs. Il a aussi admis avoir tenté de s’enfuir quand il a vu les membres de l’ADSU mais qu’il ne se souvenait toutefois pas d’avoir dit qu’il n’allait rien dire aux policiers car il a l’habitude d’être arrêté. Les Rs 4 500 trouvées sur lui étaient ses économies, a-t-il soutenu.
Dans son jugement, la magistrate Wendy Rangan conclut que l’élément de possession de drogue dans la charge retenue contre Steeve Quirin a été prouvé par la poursuite, car 0,81 gramme d’héroïne a été retrouvée sur lui et il a lui-même admis en cour qu’il avait cette quantité de drogue en sa possession. Pour ce qui est de la distribution, bien que la quantité de drogue saisie n’était pas conséquent, a déclaré la magistrate, le fait qu’elle était répartie dans des petits paquets démontre que l’accusé avait l’intention de s’en débarrasser de façon subtile. La cour s’est aussi basée sur le fait qu’en voyant la police, l’accusé, qui avait en sa possession l’héroïne, a essayé de prendre la fuite. « The unsworn version of the accused is not only insufficient to destroy the inference that he was in possession of the drugs for the purpose of distribution, it is also far from convincing. I find that his saying that he did not know what he was doing on the street with the drugs and did not know if he told the police he would not reply on being questioned about the drug and that he had been arrested several times, amounts to hedging questions that he did not want to answer. Such forgetfulness sticks out like a sore thumb being given that he answered all the other questions of the police. I also find unbelievable that the accused would be on the street with several doses of heroin in the light if his unsworn version that he smokes a dose every night », écrit le jugement.