Trois individus, dont un coach de Ju-Jitsu, étaient poursuivis en cour de Curepipe pour avoir eu en leur possession des armes offensives, dont des sabres de “samouraï” et des gourdins, et ce dans un lieu public. Ces armes se trouvaient dans un véhicule situé près du cinéma Savoy, à Vacoas. L’inspecteur Jogi, appelé à témoigner, avait indiqué qu’il était en patrouille près du cinéma quand il a aperçu des personnes en train de se bagarrer. Il avait alors décidé d’enclencher sa sirène  afin de disperser le groupe. Après coup, il devait apercevoir que les individus avaient endommagé un club qui se trouvait dans la localité. Continuant sa patrouille, il a alors trouvé, dissimulé dans un véhicule non loin du cinéma, des sabres et des gourdins. Selon l’inspecteur, les portières du véhicule étaient grandes ouvertes et personne ne se trouvait à l’intérieur. Le coach de Ju-Jitsu, ainsi que le propriétaire du véhicule et un autre individu, avaient été arrêté par la suite. Le coach de Ju-Jitsu avait affirmé par ailleurs qu’il devait rencontrer une personne ce soir-là pour son travail. La magistrate Darshini Gayan, qui a présidé ce procès, a estimé qu’aucune preuve ne démontrait que les armes saisies appartenait aux trois accusés vu que, selon les témoignages, les portières n’étaient pas verrouillées et que n’importe qui pouvait avoir accès au véhicule. La magistrate a aussi trouvé une lacune dans le chef d’accusation, notamment que le véhicule en question se trouvait près du Corner Savoy Hall, alors qu’il n’a pas été démontré que le Savoy Hall est un lieu public. De ce fait, elle a rayé les charges portées contre les trois accusés.