Le magistrat Vijay Appadoo en Cour intermédiaire a infligé lundi une amende de Rs 20 000 à Teeraj Maroam, un architecte de 24 ans, trouvé coupable de possession d’équipements de paintball. Cet habitant de Vacoas faisait face à un nouveau procès après que la Cour suprême eut tranché en faveur du DPP qui avait fait appel contre la décision de la Cour intermédiaire de le disculper lors du premier procès. L’architecte avait expliqué qu’il revenait d’Angleterre et qu’il ignorait que ces objets étaient interdits à Maurice.
Poursuivi en Cour intermédiaire pour avoir importé des équipements servant à jouer au paintball, Teeraj Maroam avait été disculpé, le magistrat estimant qu’il ignorait que ces objets étaient interdits à Maurice. Le bureau du DPP, qui avait fait appel, arguant que le magistrat n’avait pas pris en considération plusieurs aspects, avait obtenu gain de cause et la Cour d’appel avait ordonné un nouveau procès. Le magistrat Vijay Appadoo a ainsi infligé une amende de Rs 20 000 à Teeraj Maroam compte tenu du fait qu’il avait un casier judiciaire vierge jusqu’ici et qu’il revenait tout juste de l’Angleterre et ignorait que ces objets étaient illégaux à Maurice.
Teeraj Maroam était poursuivi sous une charge d’importing prohibited goods sous l’article 31 (1) (a) de la Consumer Protection (Price and Supplies Control) Act. Il était arrivé à Maurice, de Londres, avec un pistolet en plastique fonctionnant au gaz, plusieurs granules de plastique et deux conteneurs de gaz de métal utilisés pour la propulsion de chevrotines en plastique. Les articles avaient été saisis à l’aéroport par les agents des douanes, soupçonnant que c’étaient des marchandises prohibées.
Dans sa déposition à la police, Teeraj Maroam avait expliqué qu’étant étudiant, son passe-temps était le paintball, qu’il pratiquait dans un club. Dans ce jeu, les participants se tirent dessus des granules de peinture à l’aide de ces pistolets en plastique. Ce jeu, avait-il dit, n’est pas interdit en Angleterre et à son retour à Maurice, il a ramené le pistolet et ses accessoires en tant qu’effets personnels, ignorant que ces articles étaient interdits à l’importation.