Le policier Ravindranath Kaundun a comparu hier devant la magistrate Renuka Dabee pour possession d’une seringue contenant du Subutex. Représenté par Me Gavin Glover (SC), l’accusé a été acquitté au bénéfice du doute.
Le directeur des poursuites publiques avait intenté un procès à l’agent de police Ravindranath Kaundun devant la cour intermédiaire sous les articles 34 (1) (b) et 47 (5) (a) de la Dangerous Drugs Act pour le délit de possession d’une seringue pour une utilisation en relation avec l’administration de la buprénorphine (Subutex). Le défendeur, représenté par le senior counsel Me Gavin Glover a plaidé non coupable. Il a été acquitté au bénéfice du doute.
Lors du procès, le senior pharmacist du ministère de la Santé Abdool Sakoor Jaypal a déclaré que Ravindranath Kaundun n’avait pas l’autorisation d’avoir cette drogue en sa possession. Appelé à la barre des témoins, le police constable (PC) Botte, a déclaré qu’il était en compagnie du PC Laval à Vuillemin, Beau-Bassin, quand ils ont aperçu des hommes assis, seringue à la main. L’accusé, qui était en compagnie de Jean Daniel Paul et Steve Louis Arcanthe, aurait alors jeté la seringue en voyant les policiers. Il est resté sur place alors que les deux autres individus ont pris la fuite. Mais Jean Daniel Paul a toutefois été rattrapé par le constable Laval.
Ravindranath Kaundun a nié en bloc les accusations portées contre lui. Dans sa version des faits, il dit être allé cueillir une papaye verte pour le dîner et qu’une personne lui a indiqué qu’il y en avait sur ce terrain. Il a soutenu avoir vu Steve Louis Arcanthe se sauver et en voulant quitter les lieux il a rencontré le PC Paul qui lui a demandé où il allait. Ravindranath Kaundun lui aurait répondu que « sa ene mari question sa (…) Mo mem mo pa ankor koné sipa mo pou al rod papaye soi mo pu al mo lakaze ». Selon Ravindranath Kaundun, le constable n’aurait pas apprécié le ton sur lequel il lui a répondu et l’aurait accusé à tort. Il a soutenu que depuis 1981 il était dans la force policière et a indiqué avoir refusé de signer sur l’enveloppe dans laquelle la seringue a été placée.
D’après la magistrate Renuka Dabee ce comportement n’est pas celui d’une personne qui aurait admis son crime. La vice-présidente de l’instance criminelle de la cour intermédiaire a soutenu que les empreintes de l’accusé n’ont pas été trouvées sur la seringue. Les deux autres individus arrêtés ont expliqué que Ravindranath Kaundun n’était pas avec eux ce jour-là.