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  • Casiers perdus et mer impraticable, entre autres, affectent les activités

Le début d’année, marqué par des perturbations du temps, a de lourdes conséquences pour les pêcheurs. S’il est vrai qu’ils perçoivent une allocation pour mauvais temps, celle-ci s’applique sous certaines conditions. Or, à la série de cyclones et de pluies torrentielles s’ajoutent des pertes de casiers et la mer, boueuse à certains endroits, qui auront empêché les pêcheurs de reprendre la mer.

Le Syndicat des Pêcheurs est monté au créneau hier pour dénoncer l’absence de consultations sur les problèmes auxquels font face les pêcheurs actuellement. Pour son président, Judex Rampaul, les pêcheurs peinent à reprendre leurs activités après la période de mauvais qui a prévalu depuis le début de l’année. « Il y a d’abord eu le cyclone Ava, le 2 janvier, qui a causé beaucoup de pluies, suivi de Berguitta. Ensuite il y a eu les pluies torrentielles. Quand la mer est houleuse, beaucoup de pêcheurs perdent leurs casiers, qui sont emportés par le courant. D’autre part, après les pluies, la mer est boueuse à certains endroits. Il est impossible de pêcher dans de telles conditions. Nous souhaitons que le ministère de la Pêche organise une réunion pour passer en revue la situation et prendre les actions nécessaires. » En période de mauvais temps, basé sur les prévisions de la météo, le ministère accorde une allocation aux pêcheurs. Celle-ci compense le fait qu’ils ne peuvent travailler. Toutefois, les situations citées plus haut ne sont pas couvertes.

« Dans le passé, quand il y a eu des raz-de-marée, on avait aidé les pê- cheurs qui avaient perdu leurs casiers à renouveler leur stock. Nous pensons qu’il faut une initiative pareille. Dans d’autres secteurs, ceux qui ont été affectés reçoivent l’aide de l’État. Pourquoi pas les pêcheurs ? » Il ajoute