Le gouverneur de la Banque de Maurice (BoM) Manou Bheenick a soutenu ce matin que la vigilance doit être toujours de mise quant à l’évolution de la situation au niveau de l’économie globale et de ses retombées sur l’économie locale.
Lors d’une rencontre avec la presse, le gouverneur a d’abord brossé un tableau de la situation économique internationale et fait état des craintes d’une possible « double-dip recession » car il y a, selon lui, trop d’indicateurs qui sont entrés en territoire négatif. Manou Bheenick a parlé, entre autres, des problèmes d’endettement, du chômage, de la baisse de confiance des consommateurs et des hommes d’affaires dans nos principaux marchés. Au vu de la situation mondiale, la meilleure chose à faire sur le plan local, a-t-il fait comprendre, c’est de ne pas trop bousculer les politiques qui ont donné jusqu’ici des résultats encourageants.
Manou Bheenick a passé en revue des indicateurs jugés positifs : création d’emplois, dette publique en dessous de 60% du Produit Intérieur Brut (PIB), arrivées touristiques en hausse, excédent de la balance des paiements, croissance des crédits du secteur privé, entre autres. « Notre souci majeur reste l’inflation », a-t-il dit. Le gouverneur est d’opinion que si le budget 2012 est « tax neutral », les prévisions concernant un repli de l’inflation à l’avenir pourraient se concrétiser mais il devait souligner qu’il serait difficile dans des moments pareils d’avoir un tel budget.
Le gouverneur a estimé qu’il faut avoir une politique de taux d’intérêt réel positif et a annoncé qu’il rencontrera bientôt les banques commerciales pour discuter du différentiel entre le taux d’intérêt à l’épargne et celui à l’emprunt.
Nous reviendrons sur les points saillants de la conférence de presse.