Les inondations causées par les dernières pluies torrentielles le 10 février dernier ont beaucoup affecté la région nord. Dans ce sillage, le ministre de l’Environnement, Raj Dayal, a rencontré hier, à son bureau, à Port-Louis, divers représentants de propriétés sucrières en vue d’identifier la source des problèmes et les solutions à prendre, et leur a présenté un plan de gestion d’une telle situation.
Bernard Desvaux, de Terra, devait souligner un des problèmes : « Le Nord est plat et il n’y a pas de cours d’eau qui va vers la mer. » Un autre problème relevé par les sucriers : « Les champs de canne sont parfois des champs de poubelles. Le Mauricien n’est pas “environment conscious”. Il y a un gros travail à faire au niveau de l’éducation. »
Le ministre de l’Environnement s’est targué d’être en possession d’un rapport datée du 17 février 2016, soit sept jours seulement après les dernières inondations. Ce plan, selon lui, « traite des problèmes d’inondations à trois niveaux : au niveau de la nappe souterraine, à la surface et dans les zones côtières ». Il a appelé à la contribution de tout un chacun, dont les industries sucrières, pour établir des plans d’ensemble.
« Nous avons eu une rencontre très cordiale où nous avons abordé les problèmes de drains dans les propriétés sucrières de même qu’au niveau des habitations à proximité de ces propriétés. Nous avons aussi essayé de voir comment gérer les inondations sur les routes », soutient Raj Dayal. Dorénavant, dit-il, « j’exigerai des rapports sur les drains ».
Il a invité les établissements sucriers à collaborer avec son ministère afin de trouver des moyens « plus systématiques, avec des drains naturels et non des développements qui vont causer plus de problèmes ». « Nous avons des technologies modernes qui peuvent prévenir les inondations sur les routes et dans les maisons. Si nous plaçons des cailloux devant la porte au lieu d’asphalter, cela peut permettre à l’eau d’être évacuée par la terre. Notre projet de “rainwater harvesting” va aussi nous aider ».
Raj Dayal a dit compter sur la collaboration des sucriers afin de gérer ce problème d’inondations.
Pour les représentants sucriers, il y a toute une éducation à faire au niveau de la population. « Les habitants sont coupables avec les saletés qu’ils jettent partout ». Dans le cadre du plan stratégique présenté hier, ils ont par ailleurs soulevé cette question : « Est-ce que nos drains pourront évacuer l’eau lors de “flash floods” ? De quels types de drains a-t-on besoin pour évacuer toute cette eau ? Il ne faut pas oublier, quand on construit un drain, l’eau va créer un problème plus bas. Il faut trouver une canalisation vers la mer sinon les drains vont créer un problème ailleurs. »