La MBC avait lancé l’année dernière un appel de candidature pour le renouvellement d’un certain nombre de ses cadres avec pour date limite le 27 octobre 2017. 14 postes étaient à pourvoir dont le très convoité directeur des News à la télévision, malgré son caractère de “siège éjectable” par excellence. Finalement ce sont les services du consultant Abdullah Earally qui ont été retenus sans être passé par l’exercice de sélection faite par la MBC.

Pour ce poste qui détermine finalement l’image de la MBC dans l’opinion publique, une première sélection de 15 candidats avait été initialement avalisée. Deux seulement parmi eux ont été retenus pour l’interview en décembre dernier pour la sélection finale effectuée par le chairman Beejhaye Ramdenee, le directeur Mekraj Baldowa, Rudy Veeramundur, conseiller au PMO, et Shafiq Osman, tous membres du conseil d’administration de la station de radiotélévision nationales.

Les deux candidats finalistes, qui possèdent de surcroît un Master, ont été Manager à l’IBA précédemment, et l’un d’eux a déjà travaillé à la MBC, selon nos informations.
L’attente a été plutôt longue car personne n’a jusqu’ici été choisie. Si ce n’est que la personne finalement désignée pour occuper ce poste toujours vacant, la semaine dernière, est Abdullah Earally. Il agira comme consultant pour diriger la rédaction télé de la MBC en attendant…

Ce choix est vertement contesté à Moka, car Abdullah Earally, journaliste, correspondant de RFI, et ex-collaborateur à Téléplus, n’aurait, selon eux, aucune expérience et qualification pour le poste d’autant qu’il ne serait pas passé par l’exercice de sélection.

C’est ce qu’avancent des employés de la MBC qui posent les questions suivantes : Pourquoi ce recrutement ? Quelles expériences et qualifications lui permettent d’accéder à ce poste? Et surtout pourquoi avoir effectué un appel de candidatures et conduit des interviews alors que celui qui a été nommé n’est pas passé par l’exercice de sélection et dirige désormais la rédaction à sa façon?

Voilà qui promet à Abdullah Earally un départ mitigé au sein de la MBC où l’on avance toutes sortes de supputations quant aux raisons de sa nomination et chacun se demande si les proximités de Sorèze pourraient le prémunir d’une éjection brutale.

Au sein de la rédaction on s’interroge sur la nécessité d’un consultant. Depuis son arrivée, Abdullah Earally s’est attelé à la formation des chefs; viendra ensuite celle des journalistes. Mais il a aussi un droit de regard sur le contenu du journal télévisé. “A quel titre?”, disent-ils.