La Police Officers Solidarity Union (POSU) n’a eu d’autre choix que de se tourner vers la justice pour faire valoir ses droits. Cela après le refus du Commissaire de police, Mario Nobin, de leur permettre d’organiser une marche pacifique dans les rues de Port-Louis, ce jeudi 29 novembre.

« Nou bizin enn Komiser ki konpran soufran bann lapolis », a plaidé Jaylall Boojhawon, porte parole de la POSU, qui a déposé un affidavit ce matin à la Cour suprême afin de contester la décision de Mario Nobin.

L’objectif de cette marche pacifique consiste à dénoncer les conditions de travail des policiers, le non-paiement de leur « performance bonus » et la « mauvaise gestion de l’administration policière », a indiqué la POSU.

Or, la marche pacifique n’a pas été autorisée car elle « is likely to cause disruption of the life of the community in the region of Port-Louis », soutient une lettre du CP envoyée à l’union.

« Cette décision est tout simplement inadmissible et injuste à notre égard », a regretté le porte-parole de la POSU. « Cela va à l’encontre de notre droit constitutionnel à la liberté d’expression ».

Jaylall Boojhawon a déclaré être « ouvert à une discussion » avec le Commissaire de police. « S’il a à cœur l’intérêt des policiers, nous devons discuter des problèmes de la force policière et remettre les choses sur les rails ».