Place D'armes

La famille de Sookdeo Bissondoyal, particulièrement ses filles et le gendre du tribun décédé et ancien leader du défunt Independant Forward Block (IFB) – formation politique dont Sir Anerood Jugnauth a été brièvement leader-adjoint en 1965 –, est passablement agacée en ces jours-ci vis-a-vis des autorités. La raison de son amertume est que le gouvernement central actuel, tout comme le précédent, d’ailleurs, ne ferait pas vraiment beaucoup d’effort pour que la Place d’Armes à Port-Louis soit reconnue officiellement sous l’appellation de rue Sookdeo Bissondoyal.

Effectivement, dans les dossiers officiels et les courriers, ladite place porte encore son ancien nom, comme en témoigne une plaque en marbre apposée sur le siège de la State Bank of Mauritius, qui indique, Place d’Armes

“Chaque année depuis le décès de Sookdeo, le jour de sa mort le 18 août, les Jugnauth, d’abord Sir Anerood et depuis peu son fils Pravind, se font un devoir d’aller déposer une gerbe sur sa tombe. Nous n’avons eu de cesse de leur demander qu’on régularise la situation. Mais rien n’est fait jusqu’ici et ce n’est pas juste”, se plaint la famille.
C’est à la requête de Paul Bérenger, secrétaire-général du MMM, que l’administration municipale de Port-Louis, alors contrôlé par son parti, avait, dans les mois suivant la disparition du tribun il y a 42 ans, pris la décision de rebaptiser la Place d’Armes, une des artères principales de la Capitale, à son nom.

C’était en reconnaissance à l’action sociale et politique revendicatrice conséquente de Sookdeo Bissoondoyal durant les années post Indépendance.