NEELKANTH DULLOO

Il y a comme un sentiment de mépris envers nos amis les boutiquiers. Le gouvernement n’a pas su opérer une distinction entre la boutique du coin et le supermarché. Ce manquement est très grave de la part du ministère du Commerce. Et je condamne l’attitude des gérants des supermarchés pour ne pas avoir plaidé pour que la population s’approvisionne dans les boutiques du coin quand eux sont obligés de fermer à cause du Covid-19. Est-ce de l’égoïsme pur et simple ?

Dans le supermarché, le citoyen se promène avec son virus et touche à tout, et parfois termine sa course avec seulement quelques produits dans sa main. D’autres considèrent le supermarché comme un lieu de balade en famille ou pour y passer du temps. Le supermarché est devenu le nouveau jardin. A en croire le Directeur de la Santé, serait-ce le nouvel épicentre ?

La boutique du coin comporte une particularité différente des grandes surfaces. Si le boutiquier ne veut pas de votre présence sur son lieu d’opération, il peut toujours vous servir par la porte à demi fermée, par la fenêtre, voire tout simplement par l’imposte.

Ceux qui s’approvisionnent chez les boutiquiers du coin ne font que le strict minimum. En ordonnant la fermeture des supermarchés et non celle de la boutique du coin, on aurait pu éviter la panique alimentaire ainsi que la distribution des vivres dans la cacophonie générale. On est loin de la distribution en ligne.

Doit-on maintenant plaider pour la démocratisation du commerce ? Pourquoi est-il toujours illégal pour certains boutiquiers de fermer à 19 h ?

P.S : Par ailleurs, les plus nécessiteux auraient eu la possibilité de la part de bon nombre de boutiquiers d’obtenir certains produits à crédit, en particulier pour survivre durant le confinement.