Nous les parents de Catherine Boudet, avons été profondément bouleversés par les images publiées sur internet (site web et télévision sur le web). Profondément bouleversés de voir notre fille dans un tel état d’épuisement physique, moral et psychologique. Bouleversés, voire choqués ! On aurait pu lui éviter cette triste médiatisation !
Catherine se trouve à nouveau prise dans un engrenage administratif ubuesque.
Durant les 2 ans de la procédure judiciaire, elle s’est vue privée de la liberté de circuler librement avec la confiscation de son passeport.
Le retrait de son permis de travail l’a laissée pendant tout ce temps sans moyens autonomes de subsistance.
Aujourd’hui, en dépit d’un jugement qui la blanchit, les autorités reprochent à Catherine Boudet de ne pas avoir renouvelé son permis de travail alors qu’elles l’avaient confisqué.
Au lieu de la rétablir dans ses droits dans les mêmes conditions où elle était en avril 2011, les autorités mauriciennes choisissent l’expulsion. L’action du PIO (bureau de l’immigration) ne laisse pas d’inquiéter puisque le jeudi 10 octobre 2013, Catherine Boudet a été retenue en toute illégalité, durant quelques heures dans ses locaux. Son avocat a réussi à éviter l’expulsion immédiate pour vice de procédure.
Nous espérons que les autorités mauriciennes feront preuve simplement de logique et d’humanité en replaçant Catherine Boudet dans sa situation administrative d’avril 2011.
Car Catherine Boudet aime l’île Maurice.
Au point d’avoir choisi d’y vivre et d’y consacrer ses recherches de politologue. Sa thèse de Doctorat portait sur l’étude de l’histoire et du peuplement de l’île Maurice. Elle continue d’écrire des articles dans des revues spécialisées. De plus elle est poète !