Candidat aux examens du Higher School Certificate en 2005, Bilshan Nursimulu avait obtenu de brillants résultats sauf dans l’épreuve de General Paper. Après avoir appris que l’Université de Cambridge, l’organisateur de ses examens, avait licencié deux examinateurs reconnus coupables d’irrégularités, cet élève de la filière économique avait logé des poursuites contre l’Université de Cambridge et le Mauritius Examination Syndicate. Il voulait assigner comme témoin le chancelier de l’Université afin que ce dernier produise en cour son questionnaire de GP. Le juge Prithviraj Fekna a dans un jugement rendu mardi rejeté cette demande, expliquant que le chancelier ne peut être témoin et défendeur dans cette affaire.
Après avoir pris part aux examens du Higher School Certificate dans la filière économique en 2005, Bilshan Nursimulu obtient de brillants résultats dont il est satisfait. Cependant sa performance en General Paper le choque, il avait obtenu le pourcentage le plus bas, équivalent au Grade 13. Le candidat estimait qu’il y avait eu erreur dans la correction de son questionnaire surtout lorsqu’il a appris que l’Université de Cambridge, l’organisateur de ces examens, avait licencié deux examinateurs reconnus coupables d’irrégularités. Ces deux examinateurs auraient effectué la correction des questionnaires se basant sur le fait que l’épreuve était reliée au titre « Youth » alors qu’en vérité le titre était « Students ». Bilshan Nursimulu avait alors demandé à l’Université de Cambridge de refaire la correction de son papier. Il avait effectivement obtenu plus de points et son classement était passé de 14 à 11 dans la liste des possibilités de bourse. Dans sa plainte, il avait soutenu que l’erreur au niveau de ses points lui avait privé de la chance de postuler pour une bourse offerte aux meilleurs candidats du HSC. Le jeune homme tient le Mauritius Examinations Syndicate également responsable de cette situation car il le représente à Maurice. Il était par la suite allé faire ses études au Girton College en Angleterre.
L’Université de Cambridge avait cependant nié avoir agi de façon incompétente et imprudente lors de la correction du questionnaire de Bilshan Nursimulu. Cambridge soutient que dès qu’elle a appris qu’il y avait eu certains problèmes avec ces examinateurs, des sanctions immédiates ont été prises. Le MES avait également nié toute responsabilité dans cette affaire. Au cours du procès, le plaignant voulait assigner comme témoin le chancelier de l’Université de Cambridge afin que ce dernier produise en cour son exam script. Les hommes de loi avaient contesté cette motion, expliquant que le court summon n’avait pas été servi selon les dispositions des Supreme Court Rules 2005 et que le chancelier, étant l’un des défendeurs dans cette affaire, ne pouvait être un témoin.
Le juge a indiqué que le plaignant ne pouvait obliger un défendeur et un témoin à se soumettre à un contre-interrogatoire. « At the end of the day, we must, in anticipation, try to work out what would happen in practice in court if the motion of counsel for the plaintiffs is allowed. He would obviously call the representative of defendant no. 2 as his witness. The next step would be that counsel for defendant no. 2 may invoke the right to put questions to the witness and we would end up with the very incongruous situation of counsel for defendant no. 2 cross-examining his own client. This was certainly not the intention of the legislator when enacting section 163 of the Courts Act », a souligné le juge Fekna.