Jonathan Sicard et son épouse Carine Sicard-Callejo souhaitent rentrer volontairement en France pour faire face à la justice de leur pays pour escroquerie, et non faire l’objet d’une extradition. Leur avocat, Me Gavin Glover, a fait une demande en ce sens jeudi en Cour correctionnelle de Port-Louis, où les débats sur l’extradition du couple étaient justement prévus devant la magistrate Navina Parsooramen. L’avocat a déclaré en cour que le couple Sicard a tenté d’entrer en contact avec la vice-présidente de l’instance juridique de Toulouse et lui ont même envoyé une correspondance pour lui faire part de leurs intentions. « Mes clients sont prêts à prendre le premier vol pour la France afin de faire face aux autorités françaises. Je ne vois donc pas pourquoi les présentes procédures doivent se poursuivre », estime Me Glover, avant de demander que les autorités mauriciennes accompagnent le couple et leurs enfants en France. Me Yvan Jean Louis, représentant du bureau de l’Attorney General, a cependant contesté cette demande, avançant que les débats en justice pour l’extradition de Jonathan Sicard et Carine Sicard-Callejo doivent se poursuivre et rappelant qu’Interpol a émis des “Red Notice” contre les suspects. De plus, il estime que la défense ne s’est appuyée sur aucune “legal proceedings” pour justifier sa demande. Ce à quoi Me Gavin Glover a rétorqué que le résultat final demeure que le couple Sicard se rende en France pour faire face aux autorités sur place. Les deux parties sont attendues en justice cet après-midi pour trouver un consensus, et ce alors que les suspects sont retournés en cellule policière.    
Par ailleurs, le bureau de l’Attorney General a présenté un affidavit pour expliquer les faits reprochés au couple par les autorités françaises. Ceux-ci auraient ainsi détourné plus de 8 millions d’euros de leur compagnie de transport à travers la vente illégale de 162 camions “on lease”.  Ils ont fui l’Hexagone en 2015 pour s’établir à Case-Noyale. Entre-temps, deux mandats d’arrêt, français et européen, ont été émis contre le couple Sicard.
 
CONDUITE EN ÉTAT D’IVRESSE : Il écope de six semaines de prison au lieu de six mois
Vikash Dassani avait plaidé coupable sous deux accusations en cour de district de Flacq, soit pour “driving a motor vehicle with alcohol concentration above the prescribed limit” et “using an uninsured vehicle”, en violation du code de la route. La cour lui avait alors infligé 6 mois de prison et une amende de Rs 20 000, en sus de l’annulation de son permis de conduire et de l’interdiction d’en faire une nouvelle demande pendant un an. L’homme – qui avait été retrouvé avec 68 mg d’alcool dans le sang, alors que la limite prescrite par la loi est de 23 mg – avait décidé d’interjeter appel de la sentence, qualifiée de « sévère et excessive ».
Au moment du délit, les dispositions de la loi sous la section 123F(3), (4) et (5) de la Road Trafic Act stipulaient qu’un contrevenant pouvait écoper pour ce crime d’une peine maximum de 6 mois ou de 12 mois s’il s’agissait d’une récidive, ce qui était le cas de l’appelant, lequel a écopé de 6 mois de prison. Les deux délits ayant cependant été commis à trois mois d’intervalle et l’appelant n’ayant pas encore été jugé pour sa première infraction, les avocats des différentes parties, lors de l’appel, se sont mis d’accord pour que le chauffeur soit jugé comme “first time offender”, préconisant ainsi une réduction de peine.  
Les juges David Chan Kan Cheong et Rita Teelock ont précisé, dans leur jugement, que des infractions au code de la route sont « prises au sérieux » et qu’avec l’amendement à la Road Traffic Act, des sanctions plus lourdes ont été ajoutées pour les automobilistes conduisant en état d’ébriété ou sans permis. Toutefois, tout en considérant qu’il « représente un danger pour les usagers de la route », ils ont décidé de réduire sa peine à 6 semaines de prison.