Irwin Sohoraye était poursuivi en cour de district de Port-Louis sous deux charges, notamment pour excès de vitesse et outrage à un officier de police. Le motocycliste avait plaidé non coupable. Après avoir écouté les témoins et passé en revue les preuves produites en cour, la magistrate Sophie Chui, Acting Senior District Magistrate, a donné gain de cause à Irwin Sohoraye. Elle a relevé des incohérences dans la version du policier qui aurait été verbalement agressé par le motocycliste.
Irwin Sohoraye était poursuivi sous les charges de « unlawfully driving a motor vehicle dangerously on a road at such a speed, which is dangerous to the public, having regard to all circumstances of the case, including the nature, condition and used of the road and the amount of traffic at that time » en violation à l’article 123 A (1) (a) de la Road Traffic Act et (II) « willfully, unlawfully and publicly commit an outrage against an agent of the civil authority » en infraction à l’article 156 (3) du Criminal Code.
Les faits remontent au 11 août 2011. Le PC Subdurally était en fonction au coin de la rue Farquhar et Pasteur et était en charge du trafic quand il devait apercevoir un van, qui était à l’arrière d’un autobus, quittant la voie gauche pour se rendre sur la droite. Le van n’avait pas mis le clignotant et le PC avait dû s’avancer pour éviter le véhicule. Il devait s’arrêter devant le policier et lorsqu’il devait demander à Irwin Sohoraye de se garer à côté et de produire son permis de conduire, ce dernier l’aurait injurié.
L’accusé avait nié les charges retenues contre lui indiquant que le policier donnait un signal à un autobus et en même temps faisant marche arrière. L’accusé aurait klaxonné et freiné pour éviter de le heurter. Le policier l’aurait alors insulté et a pris la direction du poste de police de Trou Fanfaron. En étudiant le plan de la route produit en relation avec cette affaire, la magistrate a trouvé que compte tenu de l’embouteillage qu’il y avait ce jour-là, avec une ligne de véhicule sur les deux voies, il était impossible pour l’accusé de sortir de l’arrière d’un autobus et le doubler sur la gauche. La magistrate a également trouvé des incohérences quant à la déposition du policier en cour. Irwin Sohoraye a ainsi obtenu gain de cause.